comparaison

30 décembre 2010

Pour les articles homonymes, voir Comparaison.

Gustave Courbet, La Mer, 1871 – 1872.
La comparaison (substantif féminin), du latin comparatio (« action de comparer »), est une figure de style consistant en une mise en relation – à l’aide d’un mot de comparaison appelé le comparatif – de deux réalités appartenant à deux champs sémantiques différents, mais partageant des points de similitudes, comme dans ce vers de Charles Baudelaire : « La musique souvent me prend comme une mer! » (La Musique, Les Fleurs du mal. Les deux réalités sont appelées le « comparant » (dans cet exemple, le comparant est la mer) et le « comparé » (ici, la musique) partagent en effet au moins un sème en commun (l’ondulation est ici le point commun entre la mer et la musique, toutes deux « berçent » le poète). La comparaison est une figure très courante en littérature, en poésie ou encore au théâtre1.
Contrairement à la métaphore, la comparaison exprime directement ou explicitement le lien symbolique entre les deux réalités comparées, en utilisant souvent un terme de comparaison. La comparaison est la plus célèbre des figures de style, la plus difficile à définir également puisqu’il en existe deux catégories : l’une grammaticale (c’est la « comparaison simple ») et l’autre stylistique (c’est la « comparaison figurative »).
Sommaire [masquer]
1 Exemples
2 Définition
2.1 Définition linguistique
2.1.1 Comparaison simple
2.1.2 Comparaison figurative
2.2 Définition stylistique
2.3 Genres concernés
3 Historique de la notion
3.1 Domaines transverses
3.2 Figures proches
4 Notes et références
5 Annexes
5.1 Articles connexes
5.2 Liens externes
5.3 Bibliographie sur la comparaison
Exemples[modifier]

« (…) le monocle du général, resté entre ses paupières, comme un éclat d’obus dans sa figure vulgaire… » (Marcel Proust, Du côté de chez Swann)
« Ses cheveux sont comme des milliers de fils d’or. »
« Rusé comme un renard » (comparaison populaire)
Définition[modifier]

Définition linguistique[modifier]
La comparaison opère un rapprochement imprévu et non nécessaire entre deux réalités, a priori étrangères l’une de l’autre mais possédant un rapport de ressemblance et de contiguïté sémantique. À ce titre il existe deux acceptations, évoquées par Bernard Dupriez dans son Gradus :
la comparaison simple qui exprime un rapport de similarité entre deux éléments comme dans « Cet arbre est plus beau que les autres ».
la comparaison figurative qui est une figure de style fondée sur le rapprochement de deux éléments qui n’appartiennent pas au même champ lexical mais entre lesquels est établi un rapport d’analogie ou d’image, à des fins poétiques ou herméneutiques comme dans « Il est fier comme un lion ». Dans ce cas, l’effet provient de l’écart par rapport à la norme linguistique. Cette dernière est par conséquent une trope proche de la métaphore.
Comparaison simple[modifier]
La comparaison repose souvent sur le mot comme, néanmoins certains emplois de cette conjonction ne sont pas des comparaisons pour autant, c’est le cas des circonstancielles de cause ou de temps, ou, en tant qu’adverbe lorsque comme marque une exclamation (exemple « Comme il est grand! »). Comme employé comme complément circonstanciel de comparaison n’est pas, également, un comparatif donnant lieu à une comparaison, par exemple dans « Naturellement, c’est comme avec moi, dit Odette d’un ton boudeur… » (Marcel Proust).
Des mots divers peuvent être employés comme substituts de comme 2 et notamment : semblable à, pareil à, de même que ; des verbes comme sembler peuvent également introduire la figure ; des adverbes et conjonctions également : ainsi que, de même que etc. :

Mon esprit est pareil à la tour qui succombe
Sous les coups du bélier infatigable et lourd
(Charles Baudelaire, ‘Chants d’automne’.)
La comparaison simple et la comparaison figurative sont identiques grammaticalement : les mots de liaison sont souvent les mêmes même si certains mots sont néanmoins réservés à la construction grammaticale, en fonction de la nature de la relation de comparaison (voir ci-après) qui sont : de même que, ainsi que, tel, le même, ainsi, si, tant, autant, autre, meilleur, pire, plutôt, moins, d’autant plus, d’autant moins, à mesure, selon, etc.
D’un point de vue grammatical, la comparaison peut s’exprimer selon des moyens divers comme : la subordination : la proposition subordonnée de comparaison appelée aussi comparative joue alors un rôle identique à celui du complément de comparaison qui peut être un substantif ou un équivalent du nom. Néanmoins la nature de la relation (relation de ressemblance) ne permet pas de la considérer à proprement parler comme une subordonnée circonstancielle. La relation peut donc être la ressemblance : « Tu moissonneras comme tu as semé », d’égalité : « Leur bonheur fut bref autant qu’il était rare », ou au contraire de différence « Il est moins riche que je ne le croyais », de proportion enfin : « Il est plus intéressé qu’on ne le pense ».
Certaines comparaisons simples reposent sur une ellipse verbale comme dans « Tel père, tel fils »
L’éventail de moyens grammaticaux est grand, la comparaison simple peut aussi être marquée par :
des mots corrélatifs comme : autant…autant, plus…plus, tel…tel, etc.
des locutions prépositives comme : à l’exemple de…, à l’instar de…, comparativement à, etc.
des adjectifs comme : semblable, analogue, différent, égal, etc.
des verbes comme : avoir l’air de, ressembler à, imiter, paraître, etc.
Comparaison figurative[modifier]
Les réalités doivent avoir en commun au moins un sème proche ; dans l’exemple de Baudelaire, la mer et la musique sont sémantiquement proches car l’une et l’autre peuvent se représenter par des vagues ou des ondes. En ce sens elle ressemble beaucoup à la métaphore qui elle, en rhétorique, fait l’ellipse du terme comparatif. La comparaison peut comparer des idées mais aussi des faits, des actions et des situations.
La figure se décompose en un schéma très régulier qui en facilite l’identification. En effet toute comparaison met en œuvre trois éléments3 :
un comparant ou le phore (ce à quoi est comparé la réalité première)
un comparé ou le thème (ce qui est comparé à la réalité seconde)
un comparatif (ou mot de comparaison, appelé aussi parfois mot-outil)
Leur ordre n’a aucune importance pour consommer la figure, même si le schéma canonique est comparé-comme-comparant, ce qui la distingue de la métaphore qui ne met en scène que le comparant, sans le comparé ni le mot de liaison.
Par ailleurs la comparaison opère toujours dans un domaine positif : elle repose sur une ressemblance et non sur une absence de ressemblance, contrairement à la métaphore dite in abstentia. D’autre part la ressemblance ne peut être que partielle ou du domaine du point de vue particulier du locuteur, sans quoi on parlerait d’une identité (une tautologie par exemple).
Les sèmes qui partagent les deux réalités mises en relation sont également appelés des traits sémantiques et ont à voir avec l’extension des mots qu’ils caractérisent ; le contexte également permet de les identifier et d’accéder à la figure. L’ensemble des sèmes définissent en linguistique le signifié, et c’est ce qui fait que les deux réalités fondant la comparaison se ressemblent : leurs deux signifiés partagent un ou plusieurs sèmes proches. Dans l’exemple de Baudelaire encore une fois le sème du transport de l’âme (le « vague-à-l’âme ») réunit les champs sémantiques de la musique et de la mer.
La comparaison s’appuie souvent sur un point de comparaison, sur un sème explicite et identifié, reposant sur un adjectif ou sur une qualité comme dans :
Le jour entre par la fenêtre
Clair comme la lune
(Denise D.Jallais, Les couleurs de la mer.)
La comparaison peut aussi parfois porter sur une qualité, elle permet alors de mettre en relief une caractéristique des deux réalités comparées sans chercher à les rapprocher sémantiquement. Dans « La Terre est bleue comme une orange », célèbre comparaison de Paul Éluard, aucun sème en commun ne permet de comparer la Terre et la couleur orange du fruit du même nom, mais la figure permet de mettre en relief la couleur bleue de la planète.
Notons enfin que très souvent la comparaison repose sur une image concrète et visualisable. Le comparé peut être abstrait même si c’est rare, mais le comparant est toujours matériel et concret. Dans « Blanche comme lis » par exemple la blancheur (qualité comparée) est rendue sensible par l’évocation d’un objet concret (la fleur de lis, le comparant). On peut donc dire que la comparaison est une image ou trope puisqu’elle rapproche une réalité matérielle et une réalité abstraite, au même titre que la métaphore.
Définition stylistique[modifier]
La comparaison vise de multiples effets : éclairer une idée, illustrer un propos, de frapper l’imagination par l’évocation d’une nouvelle idée ou d’une image spectaculaire (c’est le cas des comparaisons célèbres de San Antonio). En réalité, plus les deux réalités comparées sont éloignées et plus l’image va choquer comme dans la comparaison de Paul Eluard ci-dessus, par le moyen de la tension de la comparaison selon les termes de Daniel Bergez, Violaine Géraud et Jean-Jacques Robrieux, dans leur Vocabulaire de l’analyse littéraire.
Beaucoup de comparaisons sont tellement utilisées qu’elles en deviennent éculées, comme dans « une jeune fille belle comme le jour » ou « Fort comme un lion », la figure est alors très proche du cliché.
La comparaison peut parfois constituer à elle seule tout un poème, comme chez Pierre Ronsard, dans Les amours de Cassandre et dans Les amours de Marie.
Développée sur un texte entier, la comparaison peut confiner au parallèle, surtout dans les textes argumentatifs comme les syllogismes.
En enseignement du français et des Lettres, la comparaison est une figure clé dans la compréhension, dès le collège, des phénomènes d’analogie et de fonctionnement énonciatif (voir liens externes).
Genres concernés[modifier]
La comparaison est majoritairement utilisée en poésie ; Charles Baudelaire notamment a su révolutionner son usage par des images frappantes.
La comparaison est une figure redécouverte et très employée par les poètes de la Renaissance et en particulier de La Pléiade. Joachim Du Bellay dans ses Antiquités de Rome compose ses poèmes sur une multitude de comparaisons :
Comme on passe en été le torrent sans danger
Qui soulait en hiver être roi de la plaine
Et ravir par les champs, d’une fuite hautaine,
L’espoir du laboureur et l’espoir du berger
Les comparants s’enchaînent les uns les autres et forment un tableau qui se déploie et image la ville de Rome.
Historique de la notion[modifier]

Le terme de comparaison apparaît dès 1174, sous la forme de comparisun par Saint-Thomas, au sens de « action de comparer pour faire ressortir les ressemblances et les différences »4. Pour Aristote dans la Poétique, la métaphore et la comparaison sont proches :
« La comparaison est aussi une métaphore : elle en diffère peu ; en effet, quand Homère dit d’Achille : ‘Il s’élança comme un lion’, c’est une comparaison ; mais quand on dit : ‘le lion s’élança’, c’est une métaphore ; comme les deux sont courageux, le poète a pu, par métaphore, appeler Achille un lion »
.
Pour Albert Henry, dans Métonymie et métaphore comparaison et métaphore divergent au contraire : « La comparaison et la métaphore diffèrent dans leur essence même ». Selon lui, la métaphore n’est pas une « comparaison condensée (…) parce que la métaphore exprime autre chose que la comparaison ».
Pour Jean Mazaleyrat et Georges Molinié, dans leur Vocabulaire de la stylistique la structure profonde de la comparaison, comme « micro-structure », est exactement la même que celle de la métaphore mais c’est l’emploi en contexte et dans le discours qui les différencie. Position comparable chez le Groupe µ, qui propose une typologie des configurations contextuelles, montrant que l’on peut passer d’un modèle à un autre, et chez Jean Cohen, à qui on doit un article majeur sur la relation entre comparaison et métaphore.
Bernard Dupriez dans son Gradus évoque deux acceptations différentes : la comparaison simple et la comparaison figurative, distinction que nous reprenons dans cet article.
Domaines transverses[modifier]
En littérature comparée, la comparaison est une méthode fondée sur l’établissement d’analogies (ou passerelles) entre des phénomènes linguistiques (par exemple des formes grammaticales) ou des phénomènes littéraires (topoï notamment), afin de mettre en lumière des ressemblances et des différences significatives s’expliquant par l’histoire littéraire5. On parle aussi de comparaison génétique lorsque l’on veut observer les phénomènes de différences entre des versions différentes d’un même texte au moyen de l’emprunt, en génétique des textes6.
Il existe également des logiciels de comparaison de versions de textes employés en génétique textuelle comme Edite Medite7

periphrase

30 décembre 2010

Pour les articles homonymes, voir temps périphrastique.
La périphrase (substantif féminin), du grec peri (« autour ») et phrazein (« parler ») periphrazein : « exprimer par circonlocution », est une figure de style qui consiste à remplacer un mot par sa définition ou par une expression plus longue, mais équivalente. Autrement dit elle consiste à dire par plusieurs mots ce que l’on pourrait exprimer par un seul1. L’antonomase et l’adynaton sont des périphrases.
Sommaire [masquer]
1 Exemples
1.1 Périphrases littéraires
1.2 Périphrases usuelles et populaires
2 Définition
2.1 Définition linguistique
2.2 Définition stylistique
2.3 Genres concernés
3 Historique de la notion
3.1 Figures proches
4 Notes et références
5 Voir aussi
5.1 Liens externes
5.2 Bibliographie
5.2.1 Bibliographie des figures de style
Exemples[modifier]

Périphrases littéraires[modifier]
Du vrai, comme du faux, la prompte messagère,
Qui s’accroît dans sa course et, d’une aile légère,
Plus prompte que le temps, vole au-delà des mers,
Passe d’un pôle à l’autre et remplit l’univers;
Ce monstre composé d’yeux, de bouches, d’oreilles,
Qui célèbre des rois la honte ou les merveilles,
Qui rassemble sous lui la curiosité,
L’espoir, l’effroi, le doute et la crédulité,
De sa brillante voix, trompette de la gloire,
Du héros de la France annonçait la victoire.
(Voltaire, La Henriade.)
« (…) celui-là qui conquit la toison » (Joachim Du Bellay, Heureux qui comme Ulysse…) désigne le personnage mythique de Jason
Périphrases usuelles et populaires[modifier]
La reine des ombres (mis pour la lune)
La cité des ducs (mis pour Nantes)
Le toit du monde (mis pour l’Himalaya)
Le toit de l’Europe (mis pour le Mont-Blanc)
Le billet vert (mis pour le dollar)
Le roi des animaux (mis pour le lion)
L’homme du 18 juin (mis pour Charles de Gaulle)
Le métier de Mars (mis pour la guerre) « Dans le métier de Mars se rendre sans égal » (Corneille)
L’astre du jour (mis pour le soleil)
La messagère du printemps (mis pour l’hirondelle)
Le vieux continent (mis pour l’Europe)
La cité phocéenne (mis pour Marseille)
Le petit écran (mis pour le poste de télévision)
Le pays du soleil levant (mis pour le Japon)
Le septième art (mis pour le cinéma)
La petite Venise (mis pour Bruges)
La langue de Molière (mis pour le français)
La langue de Shakespeare (mis pour l’anglais)
La langue de Goethe (mis pour l’allemand)
La langue de Dante (mis pour l’italien)
Le souverain pontife (mis pour le pape)
La ville rose (mis pour Toulouse)
La cité des doges (mis pour Venise)
La capitale des Gaules (mis pour Lyon)
La prise de sang (mis pour moustique)
Le bifteak vivant (mis pour vache)
La gracieuse de la savane (mis pour gazelle)
Le jardin de la France (mis pour la Touraine)
La cité corsaire (mis pour Saint-Malo)
La Dame de Fer (mis pour la Tour Eiffel)
La marque aux chevrons (mis pour Citroën)
Le paquebot des airs (mis pour l’A380)
Le gendarme de la bourse (mis pour l’Autorité des Marchés Financiers)
Le Quinze tricolore (mis pour l’équipe de France de rugby)
Le Quinze de la Rose (mis pour l’équipe d’Angleterre de rugby)
La Ville Lumière (mis pour Paris)
La Venise verte (mis pour le Marais poitevin)
Le prince des critiques (mis pour Jules Janin)
Le noble art (mis pour la boxe)
Le brin d’herbe sacré qui nous donne le pain (mis pour le blé) (Nuit d’août, Alfred de Musset)
Le supplément du soleil (mis pour la bougie)
La bête à Bon-Dieu (mis pour la coccinelle)
La cité des sacres (mis pour Reims)
Liste de périphrases désignant des pays
Liste de périphrases désignant des langues
Liste de périphrases désignant des villes
Définition[modifier]

Définition linguistique[modifier]
Étymologiquement, la périphrase vient d’une expression grecque signifiant « parler de façon détournée ». La périphrase remplace un mot A par une expression B :
L’expression B est composée de plusieurs mots qui soulignent l’une des caractéristiques de A (notamment en exprimant un jugement favorable ou défavorable)
A n’est pas explicité (il a disparu : il est remplacé par B)
Absence totale de tout mot-outil signalant l’opération
La difficulté a principalement pour origine la caractéristique de A exprimée par B : même si on sait ce qu’est A, on ne sait pas forcément qu’il a la caractéristique B. La métonymie, elle, est presque toujours facile à comprendre car, si on connaît A, on connaît très fréquemment sa caractéristique B. En conséquence, la périphrase nécessite une bonne connaissance du sujet ou/et du contexte pour être comprise ; elle est souvent employée de ce fait dans l’ironie. La périphrase est donc une amplification : l’expression périphrastique est généralement plus étendue et plus complexe que l’expression première ; sans le contexte communicationnel, le récepteur ne pourrait comprendre l’effet.
La périphrase est un mécanisme linguistique à l’œuvre dans la dénomination de nouveaux mots, dans les emprunts d’une langue à l’autre surtout. Par exemple le mot ascenseur a été traduit en allemand fahrstuhl qui désigne par périphrase la fonction de cet objet : « chaise qui va, qui se déplace ».
La figure s’apparente à la métonymie et à la métaphore dans leur fonctionnement : elle opère sur des relations de voisinage, les mots la composant appartiennent tous aux mêmes champs sémantique ou lexical que le terme substitué. Comme l’antonomase (mais à son inverse : les traits expriment le personnage), la périphrase désigne par exemple un personnage par son action ce que tous connaît de lui. De Gaulle est l’« homme du 18 juin » ou Balzac est l’« auteur de la Comédie humaine ». Un élément ou trait de l’objet est pris pour son tout ; la périphrase a donc ici un fonctionnement métonymique. Mais la figure peut tendre aussi vers la métaphore, comme dans l’expression poétique de Jean-Jacques Rousseau, dans La nouvelle Héloïse, à propos de l’eau : « cristal des fontaines ». Les fables également utilisent cette ressource d’image dévolue à la périphrase, le lion par exemple est « le roi des animaux ». L’emploi fréquent de périphrases peut confiner à la création éculée de clichés, lieux communs ou poncifs (voir les articles correspondants). Cependant malgré ces tendances à ressembler à d’autres figures, la périphrase est une figure autonome, de nature expansive.
Il existe plusieurs variantes à la périphrase :
Les épithètes homériques sont des formes de périphrases
Les périphrases verbales sont construites avec un semi-auxiliaire suivi d’un infinitif ; elles apportent des nuances supplémentaires : « Il n’arrête pas de chanter depuis qu’il sait qu’il va partir »
la pronomination surtout est la variante la plus connue de la périphrase. Étymologiquement elle désigne un « nom donné à la place d’un autre ». Elle consiste à remplacer un mot unique par une expression plus ample et s’apparente à une antonomase.
Définition stylistique[modifier]
Les effets visés par la périphrase sont multiples : attirer l’attention sur un détail significatif, atténuer une expression (elle a alors valeur d’euphémisme), donner plus de force à une idée, éviter l’emploi de mots réalistes (poétisation), produire des images (proche de la métaphore notamment), enrichir l’évocation, produire des jeux verbaux comme les devinettes2, soutenir l’ironie, fournir une description, et enfin éviter les répétitions qui alourdiraient l’ensemble.
Trois effets principaux peuvent être identifiés :
la périphrase désigne dans la langue des réalités ou des objets nouveaux, elle est alors constitutive de néologismes ou de mots-valise. Il ne s’agit pas à proprement parler d’un effet mais d’un emploi commun
elle peut permettre d’éviter des répétitions ou d’insister sur un trait d’un personnage parfois jusqu’au cliché (emploi proche de l’antonomase)
un effet d’amplification et permet un style noble comme dans la fable de La Fontaine (pour désigner le chêne) :
Celui de qui la tête au ciel était voisine
Et dont les pieds touchaient à l’Empire des Morts
(Le chêne et le roseau.)
De manière générale, l’effet de la périphrase est à rechercher dans ses connotations comme dans les expressions « les yeux sont le miroir de l’âme ».
Genres concernés[modifier]
La périphrase s’emploie dans tous les genres littéraires : en poésie, elle permet de développer des qualités d’un concept ou d’une idée (« Aurore aux doigts de rose » pour l’aurore) ; dans le récit, elle permet de diluer les descriptions notamment ou de permettre l’allusion à des personnages par leurs traits caractéristiques.
La périphrase devoir + infinitif est considérée « comme un véritable tic stylistique de Balzac » par José-Luis Diaz3. Exemple :
« Par un concours de circonstances imprévues, ce dieu devait faire trébucher dans l’escarcelle de l’ivrogne le prix de sa vente4. »
Historique de la notion[modifier]

On désigne sous le nom de kenning les périphrases utilisés dans les sagas scandinaves par les skaldes. La périphrase fut très utilisée en littérature, au point que les Romantiques, Victor Hugo en tête, en firent un synonyme de préciosité et la condamnèrent : « J’ai de la périphrase écrasé les spirales » (Les Contemplations).
C’est vers le xviie siècle que la langue proscrivit l’utilisation de mots dits vulgaires, et dans une entreprise de simplification du registre on permit l’expansion de la périphrase et donc on appauvrit paradoxalement la langue, emploi d’euphémisme sur lequel Hugo s’insurge plus haut.
Figures proches[modifier]
Figure « mère » : amplification
Figures « filles » : périphrase verbale, adynaton, antonomase
Paronymes : paraphrase
Synonymes : circonlocution (équivalent d’origine latine, circonlocutio), épithète homérique, allusion, euphémisme, métaphore
Antonymes : concision
Notes et références[modifier]

↑ http://www.lettres.org/files/periphrase.html [archive]
↑ http://www.mapageweb.umontreal.ca/lafleche/ma/d.html [archive]
↑ Futurs narratifs et métadiscursifs dans la prose balzacienne, Presse Paris-Sorbonne 2003. p. 79
↑ Illusions perdues, Bibliothèque de la pléiade, 1971, t. V, p. 137
Voir aussi[modifier]

Voir « périphrase » sur le Wiktionnaire.
Liens externes[modifier]
Office Québecois de la Langue Française, article périphrase
Dire sans nommer.Analyse stylistique de la périphrase chez Marguerite Yourcenar de A.M Prévot
Bibliographie[modifier]
Bibliographie des figures de style[modifier]
Quintilien (trad. Jean Cousin), De L’institution oratoire, t. I, Les Belles Lettres, coll. « Bude Serie Latine », Paris, 1989, 392 p. (ISBN 2-2510-1202-8).
Antoine Fouquelin, La Rhétorique Françoise, A. Wechel, Paris, 1557.
César Chesneau Dumarsais, Des tropes ou Des diferents sens dans lesquels on peut prendre un même mot dans une même langue, Impr. de Delalain, 1816, 362 p.
Nouvelle édition augmentée de la Construction oratoire, par l’abbé Batteux. Disponible en ligne
Pierre Fontanier, Les figures du discours, Flammarion, Paris, 1977 (ISBN 2-0808-1015-4) [lire en ligne].
Patrick Bacry, Les figures de style : et autres procédés stylistiques, Belin, coll. « Collection Sujets », Paris, 1992, 335 p. (ISBN 2-7011-1393-8).
Bernard Dupriez, Gradus,les procédés littéraires, 10/18, coll. « Domaine français », Paris, 2003, 540 p. (ISBN 2-2640-3709-1).
Catherine Fromilhague, Les figures de style, Armand Colin, coll. « 128 Lettres », Paris, 2007 (ISBN 978-2-2003-5236-3).
Georges Molinié et Michèle Aquien, Dictionnaire de rhétorique et de poétique, LGF – Livre de Poche, coll. « Encyclopédies d’aujourd’hui », Paris, 1996, 350 p. (ISBN 2-2531-3017-6).
Henri Morier, Dictionnaire de poétique et de rhétorique, Presses Universitaires de France, coll. « Grands Dictionnaires », Paris, 1998 (ISBN 2-1304-9310-6).
Michel Pougeoise, Dictionnaire de rhétorique, Armand Colin, Paris, 2001, 16 × 24 cm, 228 p. (ISBN 978-2-2002-5239-7).
Olivier Reboul, Introduction à la rhétorique, Presses Universitaires de France, coll. « Premier cycle », Paris, 1991, 15 cm × 22 cm, 256 p. (ISBN 2-1304-3917-9).
Van Gorp, Dirk Delabastita, Georges Legros, Rainier Grutman et al., Dictionnaire des termes littéraires, Honoré Champion, Hendrik, 2005, 533 p. (ISBN 978-2-7453-1325-6).

[Dérouler]
v · d · m
Figures de style
Liste des figures de style • Stylistique • Style • Rhétorique • Trope

mon facebook

27 décembre 2010

aymane missouri

controle

27 décembre 2010

Le mot contrôle peut avoir plusieurs sens. Il peut être employé comme synonyme d’examen, de vérification, de maîtrise ou de surveillance.
contrôle officiel Suisse des Chronomètres COSC Contrôle Officiel Suisse des Chronomètres
contrôle ou widget, un élément de base d’une interface graphique en informatique,
contrôle, une vérification de la conformité d’un produit dans l’industrie, voir aussi contrôle qualité,
contrôle, un geste technique de football qui consite à contrôler le ballon,
contrôle, un examen ayant pour but d’évaluer les connaissances des élèves dans le domaine scolaire,
Contrôle (Il Giorno prima), un film de 1987 de Giuliano Montaldo produit par Denis Héroux avec Ben Gazzara (Mike Zella) et Jean Benguigui,
contrôle technique, un examen ayant pour but de vérifier l’état d’un véhicule dans le milieu automobile,
Contrôle non destructif, une série de techniques industrielles permettant de vérifier un matériau sans le détruire,
Dans le domaine du transport aérien :
Contrôle du trafic aérien, un ensemble de services rendus aux aéronefs afin d’aider à l’exécution sûre, rapide et efficace des vols,
Contrôle d’approche, une technique ayant pour but d’assurer les services de la circulation aérienne dans les espaces voisins des aérodromes,
Contrôle judiciaire,
Contrôle de gestion, une fonction qui, par l’exploitation du système d’information, vise à contrôler, mesurer et analyser l’activité d’une organisation (entreprise à but lucratif ou association),
Contrôle des marchés financiers, une technique visant au bon fonctionnement des bourses et autres activités financières,
Contrôle des armes à feu,
Contrôle parental, un logiciel qui permet aux parents de restreindre l’accès à internet de leurs enfants,
Contrôle des foules, lors des émeutes
« avoir le contrôle de », maîtriser quelqu’un (y compris soi-même), au plan physique ou psychique, ou quelque chose, vérifier ou surveiller une ou des données à leur égard
Dimensions de la notion de contrôle[modifier]

Le contrôle est une aptitude à diriger ou supprimer le changement. Elle a principalement trois dimensions :
Une dimension informative : s’informer de l’état du système ou d’un élément du système pour vérifier s’il correspond à certains critères voulus
Le contrôle « négatif » : empêcher de se produire les possibilités ne correspondant pas au but voulu, voire les méthodes voulues
Le contrôle « positif » : favoriser, promouvoir les possibilités voulues
Le contrôle vise à réduire l’incertitude sur un système ou un élément d’un système. Il peut être une réaction à la peur ou à l’angoisse.
La « psychologie du contrôle » est une branche de la psychologie issue des théories sur le stress1.
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windows

27 décembre 2010

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la mort

27 décembre 2010

Cet article concerne le sens commun du mot « mort » (fin de la vie). Pour les autres significations, voir Mort (homonymie).

La Faucheuse, une allégorie de la mort.
La mort est l’état définitif d’un organisme biologique qui cesse de vivre (même si on a pu parler de la mort dans un sens cosmique plus général, incluant par exemple la mort des étoiles1). Chez les organismes vivants, elle se caractérise par un arrêt irréversible des fonctions vitales (nutrition, respiration…), nécessaires au maintien de l’intégrité de l’organisme, ce qui la distingue d’un arrêt temporaire comme dans le cas de l’hibernation ou la congélation.
Au niveau cellulaire, la mort désigne l’arrêt des fonctions de base d’une cellule, mais une cellule est dite immortelle si elle peut donner un nombre illimité de cellules filles. Ainsi, les organismes unicellulaires qui se reproduisent uniquement par bipartition sont en principe immortels. Chez les organismes pluricellulaires, les cellules sexuelles, dites germinales, sont potentiellement immortelles, contrairement aux cellules de leur enveloppe somatique qui finissent irrémédiablement par mourir sous l’influence des facteurs pathogènes extérieurs, ou à cause du phénomène de vieillissement. L’enveloppe somatique forme alors ce qu’on appelle un cadavre, qui se décompose ensuite sous l’action de bactéries ou de nécrophages.
La mort peut être vue comme la fin de la vie par opposition à la naissance, ou comme l’absence de vie. Dans le premier cas, le fait que le cœur puisse arrêter de battre pendant un moment avant d’être réanimé pose la question de la limite, ou de la transition entre vie et mort. Face à cette question, l’Organisation mondiale de la santé animale considère la mort comme « la disparition irréversible de l’activité cérébrale mise en évidence par la perte des réflexes du tronc cérébral »2: elle adopte ainsi une définition de la mort en tant que mort cérébrale, par distinction avec un simple arrêt cardio-circulatoire, état qualifié de « mort clinique ».
Sommaire [masquer]
1 Définition médico-légale
2 Science
2.1 Définition générale
2.1.1 Organismes unicellulaires
2.1.2 Virus
2.2 Signes physiologiques de la mort
2.3 Causes de la mort chez les animaux
3 Statistiques
4 Philosophie et religion
4.1 Philosophie
4.2 Religions
4.2.1 Animisme
4.2.2 Athéisme
4.2.3 Bouddhisme
4.2.4 Christianisme
4.2.5 Hindouisme
4.2.6 Islam
4.2.7 Jaïnisme
4.2.8 Judaïsme
4.2.9 Polythéisme mésoaméricain
4.2.10 Spiritisme
4.2.11 Témoins de Jéhovah
4.2.12 Saints des derniers jours
5 Symbolique
6 Démarches administratives
7 Notes et références
8 Annexes
8.1 Articles connexes
8.2 Ressources externes
8.3 Bibliographie
8.4 Filmographie
Définition médico-légale[modifier]

Un épervier mort.
La mort est le moment où le corps commence à se décomposer. Médicalement, certains états mènent irrémédiablement à la mort, alors même que des cellules du corps continuent à vivre. C’est le cas de la mort cérébrale. Cependant, une minorité de personnes subissant une mort cérébrale n’en sont pas mortes. On considère qu’elles étaient en expérience de mort imminente.
La mort cérébrale désigne l’arrêt des signaux électro-encéphalographiques du cerveau humain. C’est d’après ce critère que l’on constate le décès d’une personne en médecine légale.
Cette définition légale est importante, car c’est elle qui va permettre des actes tels que le prélèvement d’organes pour la transplantation : la mort légale précède en ce cas la mort physiologique. On maintient ainsi des personnes en état de mort cérébrale sous respiration artificielle, lorsque le cœur continue à battre spontanément : cela permet de maintenir les organes en bon état en vue d’un prélèvement. Certains pays autorisent le prélèvement d’organes à cœur arrêté, c’est-à-dire lorsque la personne n’est pas en état de mort cérébrale. Cette pratique est controversée.
Mais dans la plupart des cas, le décès est constaté par un médecin par des signes cliniques caractérisant un arrêt cardio-circulatoire prolongé. Cela peut être un échec des tentatives de réanimation cardio-pulmonaire par une équipe médicale, ou bien la constatation par un médecin généraliste à domicile pour une personne que l’on sait en fin de vie (personne âgée ou bien souffrant d’une maladie diagnostiquée).
En France, comme dans la plupart des pays développés, le médecin remplit alors un certificat de décès comportant la date et l’heure de la constatation de la mort, l’identité de la personne décédée, les causes suspectées, l’absence de contre-indication à une inhumation ou à une crémation. L’état de mort légale entraîne la perte des droits de la personnalité : la personne décédée n’est plus considérée, sauf exceptions, en tant que personne au sens juridique du terme.
Science[modifier]

Définition générale[modifier]
La mort biologique résulte de l’incapacité permanente d’un organisme à résister aux modifications imposées par son environnement. Cette définition permet de définir en miroir aussi ce qu’est la vie (dans sa définition la plus large) : la capacité à maintenir son intégrité malgré la pression de l’environnement (homéostasie).
En termes d’entropie (niveau de désorganisation), il s’agit pour l’organisme de maintenir localement une entropie basse. Or l’entropie d’un système fermé ne peut qu’être stable ou augmenter d’après les principes de la thermodynamique. L’organisme doit donc puiser dans son environnement (d’où la nécessité de respirer etc.). La mort intervient quand l’organisme ne peut plus puiser et maintenir son entropie basse. La principale source d’énergie sur Terre est la lumière du soleil qui permet la photosynthèse.
Organismes unicellulaires[modifier]
On ne peut se contenter de la définition donnée plus haut pour les organismes unicellulaires, tels que les bactéries, levures, les champignons unicellulaires. En effet, ces organismes possèdent une forme de résistance aux variations de conditions extérieures : la spore. Pour ces organismes, le critère de la vie devient le suivant : la membrane cellulaire est intègre et sépare un milieu intérieur de composition différente du milieu extérieur. La mort est donc causée par la rupture de la membrane. La présence de cette forme de résistance explique la différence entre la pasteurisation et la stérilisation, seul ce dernier traitement tuant les spores.
Les organismes unicellulaires meurent aussi de « vieillesse ». Cela est assez bien documenté dans le cas des levures saccharomyces sp. Une cellule mère donne par division deux cellules filles. On a toujours pensé que ces cellules filles sont identiques entre elles. Ce n’est pas le cas. Il existe en effet sur l’une des cellules une cicatrice visible sur la membrane et reflet de la division qui vient de se produire. Au-delà d’un certain nombre de ces cicatrices, la cellule ne peut plus se diviser : elle mourra de « vieillesse ».
Virus[modifier]
Les virus se situent à la frontière entre le vivant et l’inerte. Ainsi, la question de la catégorisation d’un virus parmi les organismes vivants n’étant pas tranchée de manière satisfaisante, il est impossible de se prononcer sur la mort d’un virus en général.
Cela dit, il existe différents types de virus, se situant plus ou moins du côté du vivant ou de celui de l’inerte. Par exemple, beaucoup de virus sont grosso modo du code génétique dans une membrane ayant la propriété de se fondre avec celle des cellules infectées. Ces virus peuvent être comparés à des livres attrayants, le texte étant le code génétique. Ils seraient donc, d’un point de vue biologique, plutôt du côté de l’inerte. Par contre, le virus ATV (Acidianus Two-tailed Virus) quand il sort de la cellule qui l’a produit a une forme de citron et deux bras lui poussent à chaque extrémité. C’est un processus actif, ce qui fait que ce virus est plus du côté du vivant que de l’inerte (Pour la Science, décembre 2006). Quant au virus mimivirus, il contient un code génétique plus important que certaines bactéries, et en même temps de l’ADN et de l’ARN.
Les médicaments antiviraux se contentent d’empêcher les virus de se multiplier, par interférence avec la réplication du matériel génétique, formation de la capside ou prévention de la formation de virus complets. La prévention de l’encapsidation du code génétique du virus, ARN ou ADN, dans la capside virale est donc une manière d’inactiver un virus. Dès que les conditions sont à nouveau réunies (présence d’une cellule hôte, absence d’antiviraux), le virus se multipliera à nouveau. Le problème se complique par la présence d’une forme silencieuse du virus au cours de laquelle le code génétique du virus s’intègre dans celui de l’hôte parasité. La destruction totale du virus implique la destruction de ce code.
Signes physiologiques de la mort[modifier]
Article détaillé : Mort cérébrale.
Le premier signe de la survenue de la mort est l’arrêt cardio-respiratoire :
la personne ne parle pas et ne bouge pas, elle ne réagit pas lorsqu’on lui parle et qu’on la touche ;
on ne perçoit pas sa respiration même lorsque l’on est sûr que ses voies aériennes sont libres ;
elle ne réagit pas aux insufflations ;
les pouls centraux (carotidien ou éventuellement fémoral chez l’adulte et l’enfant de plus de un an, huméral chez le nourrisson) ne sont pas perçus — ce critère n’est pas fiable en raison de la difficulté d’affirmer qu’un pouls est absent (notamment en raison du propre pouls de la personne qui contrôle, qui est renforcé par le stress).
Mais ces éléments ne sont pas suffisants pour déterminer la mort (dans certains cas, une personne en arrêt cardio-respiratoire peut être réanimée). Il peut y avoir dans les secondes suivant l’arrêt cardiaque :
une respiration d’agonie bruyante (stertoreuse), un râle (le gasp) ;
des tremblements, provoqués par la libération de calcium.
Les étapes biologiques suite au décès :
Article détaillé : Signes biologiques de la mort.
1. Râle, pâleur provoquée par l’arrêt de la circulation sanguine, notamment visible au niveau des muqueuses (par exemple intérieur des paupières et des lèvres), dilatation des pupilles, libération d’urine et de fèces et apparition de taches bleutés (sang désoxygéné) provoquées par le relâchement des muscles lisses. Le corps commence à se refroidir pour atteindre la température de son environnement (1 °C par heure).
2. La lividité s’installe deux heures après la mort et se manifeste par une coloration violacée de la peau liée à un déplacement du sang par gravité.
3. La rigidité cadavérique se manifeste vers la 3e heure de la mort et se traduit par un enraidissement des muscles causé par la surabondance de calcium dans le corps. La rigidité cadavérique atteint son intensité maximale vers la huitième heure du décès et disparaît au bout de 2 à 4 jours. Généralement, la rigidité commence dans le haut du corps (cou, muscles masticateurs) et progresse vers le bas du corps.
4. Finalement, la putréfaction de l’organisme commence vers la 48 e heure. On assiste à la décomposition des tissus par les bactéries de la flore intestinale. On peut alors voir apparaître deux taches vertes au niveau des fosses iliaques gauche et droite. Ces taches se propageront ensuite dans tout l’organisme. La production de gaz (méthane, ammoniac, hydrogène sulfuré) provoque le gonflement du corps, d’où la flottaison si le corps est jeté à l’eau.
Les signes de décomposition se caractérisent par une odeur nauséabonde caractéristique et par l’apparition de taches vertes sur la peau (apparaissant d’abord au niveau de l’abdomen), l’apparition de gonflements, puis par la dégradation visible du corps. Le corps peut également être dévoré par des animaux (vers, charognards) ; en climat tempéré et en présence d’insectes (mouches), la ponte suit la mort de quelques heures, les œufs éclosent au bout d’environ deux jours et les larves se transforment en insectes au bout d’environ deux semaines, selon la température.
La putréfaction peut être interrompue ou retardée par le froid ou bien par des techniques d’embaumement, ainsi que par des techniques de thanatopraxie.
Causes de la mort chez les animaux[modifier]
La vie dépend du bon état d’organes dits vitaux, de leur capacité au sein de l’organisme à assurer un certain nombre de fonctions dites vitales : la respiration (au sens cellulaire, c’est-à-dire le processus de production d’ATP consommant du dioxygène), la digestion, la détoxication et l’excrétion (reins, foie, poumons), le contrôle nerveux et hormonal des organes, etc. Selon les altérations subies par les cellules, les organes ou l’organisme, lorsque ces fonctions vitales sont entravées, puis arrêtées, la mort survient pour cause :
d’insuffisance respiratoire ;
de dénutrition ;
d’empoisonnement, par accumulation de substances toxiques normalement filtrées et excrétées par les reins et le foie ;
d’arrêt de la fonction circulatoire cardiaque ; le dioxygène n’arrive plus aux cellules qui ne peuvent plus respirer ;
de vieillesse, les défaillances cellulaires accumulées au cours des années deviennent trop importantes et les cellules restantes ne peuvent subvenir aux besoins de l’organisme ;
d’attaques auto-immunes, défaillance grave du système immunitaire.
Statistiques[modifier]

Articles détaillés : Taux de mortalité, Table de mortalité et Espérance de vie humaine.
Les causes de mortalité sont un élément important de l’épidémiologie. En France elles sont suivies par un laboratoire de l’INSERM, le CEDPIC (Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès ; Centre Collaborateur OMS) qui a notamment produit une base de donnée alimentaire en 1968 (près de 18 millions de données, issues des certificats de décès (établis par les médecins lors du constat de décès) et des bulletin de décès (faits par l’officier d’état civil en mairie). 3
Philosophie et religion[modifier]

La mort est appréhendée différemment selon les courants philosophiques ou religieux.
Philosophie[modifier]
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Le Triomphe de la Mort
Peinture de Pieter Bruegel l’Ancien (1562).
En paléontologie, la découverte de rites funéraires est un élément important pour déterminer le degré d’éveil social d’un hominidé.
Cette conscience de la mort est un moteur de cohésion sociale (s’unir pour résister aux calamités, aux ennemis) et d’action (réaliser quelque chose pour laisser une trace). Elle est un élément important de la réflexion métaphysique. C’est aussi ce qui donne la puissance symbolique à des actes tels que l’homicide et le suicide.
La philosophie des Lumières en Europe, incitant à la maîtrise de la nature, suggère l’avènement d’une domination de la dégradation du corps de l’Homme.
Selon Épicure, la mort n’est rien puisque « tant que nous existons la mort n’est pas, et que quand la mort est là nous ne sommes plus. La mort n’a, par conséquent, aucun rapport ni avec les vivants ni avec les morts, étant donnée qu’elle n’est plus rien pour les premiers et que les derniers ne sont plus. » (Lettre à Ménécée).
Jankélévitch, dans La Mort, quant à lui propose une réflexion sur la mort d’un point de vue grammatical : « la mort en troisième personne est la mort-en-général, la mort abstraite et anonyme » (c’est la mort du « on »), « la première personne est assurément source d’angoisse (…) En première personne, la mort est un mystère qui me concerne intimement et dans mon tout, c’est-à-dire dans mon néant » (la mort du « je »), « il y a le cas intermédiaire et privilégié de la deuxième personne; entre la mort d’autrui, qui est lointaine et indéfférente, et la mort-propre, qui est à même notre être, il y a proximité de la mort du proche » (c’est la mort du « tu »).
Religions[modifier]
Animisme[modifier]
Dans l’animisme, la mort est perçue comme une continuité, au point que l’on puisse dire qu’il n’y a pas vraiment de mort dans le langage animiste et que le dialogue des « morts » et des vivants se poursuit sans interruption.
Un célèbre poème de Birago Diop intitulé Souffles4 résume cette perception :
« Ceux qui sont morts ne sont jamais partis/ Ils sont dans l’Ombre (…) / Les morts ne sont pas sous la Terre:/ Ils sont dans le Bois (…) / dans l’Eau (…) / dans la Foule (…) / Les Morts ne sont pas morts. »
Athéisme[modifier]
Pour les athées la mort ne recèle aucun mystère métaphysique : elle n’est pas plus difficile à appréhender que ne l’est le sommeil profond, et il n’existe pas plus de vie après la mort qu’avant la naissance.
On peut par exemple citer le philosophe grec Épicure :
« Le plus effrayant des maux, la mort, ne nous est rien, disais-je : quand nous sommes, la mort n’est pas là, et quand la mort est là, c’est nous qui ne sommes pas5 »
Citons encore Wittgenstein, dans le même esprit, mais deux millénaires plus tard :
« La mort n’est pas un événement de la vie. On ne vit pas la mort. Si l’on entend par éternité non la durée infinie mais l’intemporalité, alors il a la vie éternelle celui qui vit dans le présent. Notre vie n’a pas de fin, comme notre champ de vision est sans frontière.6 »
Bouddhisme[modifier]
La mort n’est qu’un passage d’une vie à l’autre dans le bouddhisme qui ne reconnait ni les concepts de dieu, ni d’âme. Anatta : «Il y a deux idées, psychologiquement enracinées dans l’individu : protection de soi et conservation de soi. Pour la protection de soi, l’homme a créé Dieu duquel il dépend pour sa propre protection, sauvegarde et sécurité, de même qu’un enfant dépend de ses parents. Pour la conservation de soi, l’homme a conçu l’idée d’une âme immortelle ou Ātman qui vivra éternellement. Dans son ignorance, sa faiblesse, sa crainte et son désir, l’homme a besoin de ces deux choses pour se rassurer et se consoler; c’est pourquoi il s’y cramponne avec fanatisme et acharnement.»7
Le Bardo Thödol (Livre des morts tibétain) décrit les différentes étapes de ce passage d’une vie à une autre vie et constitue une sorte de guide fournissant divers conseils (abandon de l’ego, etc.) pour réussir cette transition.
Christianisme[modifier]
Pour le christianisme, seul le corps peut être concerné par la mort et celle-ci n’est que passagère.
La conséquence de la mort du corps est la séparation de celui-ci avec l’âme qui est immortelle. Le corps quant à lui, doit ressusciter pour se joindre de nouveau à l’âme à la Fin des Temps qui est le triomphe final de Dieu et de la vie.
Après la mort du corps, les âmes des morts se trouvent aussitôt face à Dieu qui, selon les catholiques et les protestants, leur apparaît alors pleinement tel qu’il est : elles peuvent donc choisir librement, en plein connaissance de cause, sans être influencées par le monde extérieur terrestre, de vivre ou non avec lui pour l’éternité. Les orthodoxes, pour leur part, ne croient pas que Dieu soit vu tel qu’il est [réf. nécessaire] car il est essentiellement au-delà de tout ce qui peut être vu, même après la mort, ils insistent particulièrement sur le passage de l’Évangile « vous serez comme des dieux » prononcé par Jésus pour parler de ceux qui sont au Paradis.
Le mort choisit de vivre avec Dieu parce qu’il reconnaît en Dieu ce qu’il a toujours cherché pendant sa vie terrestre (sans forcément en avoir conscience), ou parce que même en ne l’ayant pas recherché, ce qu’il découvre lui plaît 8.
Dans ces deux cas de figure, le christianisme considérant que Dieu est la source de tout bien, les âmes qui choisissent de vivre avec Dieu sont alors comblées dans leur recherche du bien et vivent dans le bonheur parfait pour l’éternité.
Cependant, la distance qui sépare l’âme du mort de la perfection divine est telle que selon le Christianisme (à l’exception du Protestantisme), les âmes qui choisissent Dieu, ressentent d’elles-mêmes leur indignité et le besoin de se purifier au préalable : elles se dirigent d’elles-mêmes vers le Purgatoire par pudeur, face à la pureté divine9.
Au Purgatoire, elles n’ont plus la vision de Dieu (la « vision béatifique ») et ressentent le regret de ne pas avoir fait tout le bien possible. Une fois purifiées, ces âmes quittent le Purgatoire pour le Paradis. Seules les personnes parfaitement pures peuvent entrer directement au Paradis : Jésus, Marie par exemple.
L’âme du mort choisit de faire son bonheur seule et refuse la compagnie de Dieu par une aversion volontaire de Dieu (un péché mortel), dans laquelle elle persiste jusqu’à la fin 10
Elle préfère se priver elle-même de Dieu plutôt que de reconnaître et rejeter le mal qu’elle a commis; elle est laissée à elle-même et au mal dans lequel elle persiste ce qui constitue l’Enfer11 qui n’est pas un lieu mais l’état de l’âme qui choisit de vivre sans Dieu.
Dans ces références il est important de distinguer ce qui relève du christianisme – c’est à dire le socle commun aux différents courants chrétiens, basé sur les textes bibliques, et plus précisément le nouveau testament (lui-même basé sur les 4 évangiles rapportant l’enseignement de Jésus) – et ce qui relève des différents courants chrétiens. La tradition catholique, telle qu’elle apparaît notamment dans son catéchisme, est loin de faire l’unanimité entre les différents courants. Par exemple le jugement; on voit plus haut écrit (dans cet article) que l’homme décide de vivre ou non avec Dieu après l’avoir vu face à face. C’est une opinion « officialisée » dans le catholicisme. Pour les protestants, se réclamant d’un dogme plus proche des écrits néo-testamentaires, l’homme choisit de vivre ou non en conformité avec la volonté divine, en reconnaissant Jésus comme son sauveur et Seigneur, et ce avant de passer en jugement ou de voir Dieu face à face. Cela va dans le sens des paroles de Jésus rapportées en Jean 3v17: »En effet, Dieu a envoyé son Fils dans le monde non pas pour condamner le monde, mais pour que le monde soit sauvé par Lui. Celui qui met sa confiance en Lui n’est pas condamné, mais celui qui n’a pas foi en Lui est déjà condamné… » (Bible version SEMEUR 2000). Cet exemple vaut également pour ce qui est du purgatoire; la Bible ne fait nullement mention d’un tel lieu, et les protestants réfutent son existence. Ce commentaire n’a pour seul but de permettre aux lecteurs de l’article d’avoir une vision globale de ce qu’on appelle mort dans le christianisme pris lui-même ici dans son sens global.
L’eschatologie chrétienne a réfléchi sur le sens de la mort et des fins dernières. Il y a un jugement immédiat de l’âme et un jugement dernier collectif afin que les mérites de chacun soient connus de tous12.
Hindouisme[modifier]
L’hindou croit en une vie après la mort — le corps n’étant qu’une enveloppe matérielle temporaire. Lorsque survient le moment de quitter la vie, il est dit que toutes les facultés d’action et de sensations se replient dans le mental (manas), puis le mental se replie dans le souffle (prana) puis le souffle dans l’âme individuelle ou Jivatman et enfin cette dernière retourne au Brahman et atteint la libération ou moksha13
Cependant, si son karma a accumulé le fruit de trop d’actes négatifs (les mauvaises actions), l’âtman s’incarne dans un nouveau corps sur une planète comme la terre (ou inférieure qui compose l’enfer), afin d’y subir le poids de ses mauvaises actions. Si son karma est positif, il ira vivre comme un dieu ou deva, sur l’une des planètes célestes (supérieures à la terre, ou paradis).
Une fois épuisé son karma, l’âme retournera sur terre dans un autre corps au sein d’une caste.
Ce cycle est appelé samsâra. Pour briser ce cycle perpétuel, l’hindou doit vivre de manière à ce que son karma ne soit ni négatif, ni positif, selon ce verset de la Bhagavad-Gîtâ (II.11) : « Tu t’apitoies là ou la pitié n’a que faire, et tu prétends parler raison. Mais les sages ne s’apitoient ni sur qui meurt, ni sur qui vit. » 14 Au moment de la mort l’esprit est séparé du corps. Le non-initié sera alors pris d’une irrésistible envie d’en retrouver un, ce qu’il fera. Par contre, l’initié saura trouver la porte de la libération.
Islam[modifier]
Dans la religion islamique, l’Ange de la Mort s’appelle Malak Al Mawt. L’être crée abandonne son enveloppe charnelle et son devenir posthume est fonction de sa foi et de ses actes. Dans l’ésotérisme islamique (soufisme) il est dit que certains êtres ayant atteint le but spirituel ultime (l’union avec Dieu ou Identité Suprême) sont « hors devenir posthume ». Le Coran mentionne de nombreuses fois la résurrection et le Jugement Dernier. D’un point de vue rituélique, quand un musulman est au seuil de la mort, s’il en a la possibilité, il prononce une dernière fois la chahada. Après la mort, le corps est lavé et enveloppé dans des pièces de tissu blanc, trois épaisseurs pour les hommes, cinq pour les femmes, à la suite de quoi il est procédé à l’enterrement le plus tôt possible. Le défunt est enterré le visage tourné vers La Mecque. Le rite funéraire consiste à jeter de la terre sur le linceul (il n’y pas de cercueil), tandis que les personnes présentes récitent cet extrait du Coran : « De la terre, nous vous avons créé ; en elle nous vous ramènerons, et d’elle nous vous ferons sortir une fois encore ».
Pour les traditions symboliques relatives à la mort en islam, voir l’article Mort (mythologie) dans l’islam.
Jaïnisme[modifier]
Dans le jaïnisme, comme dans l’hindouisme, l’âme est soumise au cycle des naissances et des morts. L’âme y est donc une entité distincte qui voyage par-delà les limites et la disparition du corps15.
Judaïsme[modifier]
Dans la religion juive, on considère que la mort n’est que la séparation du corps (gouf) et de l’âme (néchama). Cette âme, une fois libérée de son enveloppe corporelle va selon les actions réalisées dans la vie humaine dans différents lieux. Si les actions ont été bonnes et si le juif a respecté les commandements de la Torah son âme montera au ciel dans des degrés plus ou moins élevés et ce grâce à la légèreté de son âme. Au contraire une vie remplie de pêchés alourdira cette âme qui sera condamnée à errer sur terre, au niveau 0, et désirer perpétuellement sans pouvoir satisfaire ses besoins faute de corps matériel. Un état infernal d’errance et de souffrance.
Lorsqu’une personne décède, on doit l’enterrer au bout de trois jours (l’âme peut revenir dans le corps du défunt et peut revenir à la vie, sous un délai de trois jours. La seule raison qui fait que l’on enterre pas le mort le jour même, c’est quand le décès se déroule juste avant ou pendant un jour de fête (Yom-Tov). Un homme (bénévole d’une association, la Hevra kaddisha, « la confrérie sainte » en français) qui ne connait pas le défunt, nettoie le corps, soigne les blessures (si le défunt en avait),l’habille d’une robe blanche et couvre la tête du défunt avec son talith qu’il portait lors de sa vie. Ensuite, la levée du corps se déroule en une heure. Le corps du défunt, (couvert des pieds à la tête), est exposé dans un cercueil dans sa maison où à l’hôpital. Seule la famille est autorisée à rester autour du cercueil. A ce moment- là, la personne qui a nettoyé le corps lit les tehillim. Lire les tehillim est censé interpeller l’âme du défunt, car l’âme est pendant sept jours après le décès, juste au-dessus du corps, et voit et entend tout ce qui se passe dans la pièce. Enfin, a lieu l’enterrement. Les amis et la famille se rendent au cimetière, un discours en hommage du défunt est prononcé et des bénédictions sont récitées avant la moise en terre. Lorsque l’on enterre le cercueil, les endeuillés (fils, frères et parents du défunt) jettent de la terre sur le cercueil avant de l’ensevelir. Les endeuillés déchirent alors leur vêtement en signe de deuil et récitent enfin le kaddish.
La religion juive accorde une importance extrême et un profond respect au défunt. On récitera alors le Kaddish au moins cinq fois par jours pendant un an à partir de l’enterrement, dans le but de permettre à l’âme du défunt de monter dans les « niveaux » célestes.
Polythéisme mésoaméricain[modifier]
Article détaillé : Religions mésoaméricaines.
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Spiritisme[modifier]
Les spirites considèrent que chaque individu existe avant sa naissance et s’incarne sur la Terre pour progresser et vivre une expérience éducative. L’incarnation provoquant une perte temporaire du souvenir des vies antérieures. La mort du corps matériel libère l’esprit éternel de l’homme, qui retourne ensuite dans une « dimension spirituelle » correspondant à son niveau d’avancement 16.
Témoins de Jéhovah[modifier]
Les Témoins de Jéhovah considèrent que lors de la mort, l’âme meurt en même temps que le corps. Les Témoins de Jéhovah adhèrent à la doctrine de l’annihilationisme : le corps et l’âme sont un tout, l’un ne pouvant exister sans l’autre. À la fin des temps, les Témoins de Jéhovah croient qu’ils seront ressuscités, corps et âme, pour la vie éternelle.
Saints des derniers jours[modifier]
Pour les saints des derniers jours (mormonisme) , la préexistence, vie avant la naissance en présence de Dieu, la vie sur terre, temps de mise à l’épreuve et d’expériences, et la vie après la mort font partie du plan de salut. Après la mort, le monde des esprits est l’endroit où attend l’esprit de l’homme entre la mort et la résurrection. Il comporte deux parties distinctes : la prison des esprits où sont reçus ceux qui n’ont pas obéi à l’Évangile ou qui ne l’ont pas accepté pendant qu’ils étaient sur la terre ou qui n’ont pas eu l’occasion de l’entendre, et le paradis. L’Évangile est enseigné dans la prison des esprits et ceux qui acceptent le sacrement du baptême célébré en leur faveur dans les temples vont dans le paradis. Chaque être humain ressuscitera (réunion du corps et de l’esprit) avant d’être amené devant Dieu pour le jugement dernier où sera tenu compte de la globalité de la personne jugée (connaissance, actes, paroles, pensées, désirs, repentance). Selon ces critères, l’un des trois degrés de gloire, téleste, terrestre ou céleste (en présence de Dieu) lui sera attribué.
Symbolique[modifier]

Article détaillé : La Mort (mythologie).
La haute teneur symbolique de la mort et la forte charge affective liée au décès d’êtres humains ont façonné l’imaginaire des Hommes qui ont créé un personnage, la Mort, qui vient chercher les gens au terme de leur vie.
Deux représentations symboliques se démarquent : la douce et l’austère. La première se réfère à la douce mort qui libère des souffrances infinies auxquelles la vie nous oblige. La deuxième vient souligner le côté cruel, froid et irrémédiable qu’elle peut prendre lorsque les proches du défunt le pleurent.250pxmortimg4154.jpg250pxmortimg4154.jpg

sport

26 décembre 2010

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informatique

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exercices

26 décembre 2010

lv16eme.zip

peau d ane

26 décembre 2010

Histoire[modifier]280pxpeaudane3.jpg

Mourante, une reine se fait promettre par le roi de ne prendre pour nouvelle épouse qu’une femme plus belle qu’elle. Mais la seule personne capable de rivaliser avec sa beauté n’est autre que sa propre fille, et le roi lui fait sa demande. Pour échapper à cette union incestueuse et sur les conseils de sa marraine, la princesse demande à son père, pour sa dot, des robes irréalisables, mais il parvient toujours à les lui offrir. Elle lui demande alors de sacrifier son âne qui produit des écus d’or et le roi s’exécute. La princesse s’enfuit alors du château, revêtue de la peau de l’âne. Elle emporte avec elle sa toilette et ses plus belles robes. Le prince d’un autre royaume, où s’est installée Peau d’âne comme servante, la voit sans la reconnaître alors qu’elle était en tenue de princesse. Il demande alors que Peau d’âne lui fasse un gâteau. En faisant la galette, elle laisse tomber sa bague dans la pâte. Le prince demande immédiatement que toutes les femmes et demoiselles du pays viennent essayer la bague. Aucune ne peut passer la bague. Enfin on fait venir Peau d’âne. Le prince l’épouse et la princesse évite ainsi le mariage avec son père.
Analyse[modifier]

L’Inceste et ce que la psychanalyse appellera plus tard le « complexe d’Électre » sont les thèmes centraux du récit.
Le roi se résout à épouser sa fille. Prétextant la promesse qu’il a faite à sa femme défunte, il choisit d’épouser la princesse sans l’ombre d’un sentiment de culpabilité devant ce que toutes les civilisations humaines considèrent comme le tabou des tabous : l’inceste.
Il reçoit en cela le soutien d’un druide, sorte de conseiller qui agit plus par ambition que par sagesse.
La fée marraine de l’enfant, va dissiper tout malentendu en apprenant à la princesse à ne plus confondre les amours : on aime ses parents mais on ne les épouse pas !
La salissure ressentie par l’enfant est ici matérialisée par la peau d’âne, vêtement répugnant qu’elle choisit de porter et qui lui vaut son surnom – on ne connaît pas à cet égard son véritable prénom. Par la suite, elle devient souillon et s’engage dans une ferme.
Dans certaines versions du conte, l’âne dont la princesse porte la peau était un âne magique qui déféquait des pièces d’or et faisait la richesse du roi. L’ultime demande de la princesse envers le roi, pour sa dot, est la peau de cet âne, ce qui se trouve être un sacrifice difficile pour le monarque, qui l’accomplit quand même.
Comme dans La Belle au bois dormant, il sera long et tortueux le chemin qui mènera le prince jusqu’à la princesse et sa délivrance. Comme dans Cendrillon, l’identité de la princesse sera révélée par une séance d’essayage : celle d’une bague, convenant au doigt le plus fin (pantoufle de verre au pied le plus fin dans Cendrillon), signe de jeunesse, de beauté et de pureté.
La séance finale permettra au prince d’éliminer toute relation impropre : femmes nobles mais non aimées du prince ou femmes de condition inférieure (mésalliance) sont éliminées en raison de leur doigt trop gros.
Autres versions[modifier]

Les frères Grimm ont publié une version de ce conte en allemand sous le titre Allerleirauh, traduit parfois en Peau de mille-bêtes ou Toutes-Fourrures (1812)
Adaptations[modifier]

Peau d’Âne, opéra comique composé par Raoul Laparra en 1899
Peau d’Âne, film réalisé par Albert Capellani en 1904
Peau d’Âne, film réalisé par Albert Capellani en 1908
Peau d’Âne, film réalisé par Jacques Demy en 1970
Peau d’Âne, roman écrit par Christine Angot en 2003
Peau d’âne, bande dessinée française d’ Edmond Baudoin, en 2010.
Peau d’âne, pièce de théâtre française de Olivier Tchang-Tchong, en 2010.

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