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NELSON MANDELA

Vendredi 24 décembre 2010

PERSONNAGES
L’historien de service, le Président, Nelson Mandela,
Un citoyen blanc et une citoyenne blanche
Le juge, l’indépendantiste Steve Biko,
Donald Woods, le Président de Klerk.

1 – Les commencements de l’Afrique du Sud
L’HISTORIEN DE SERVICE – Comment parler de Nelson Mandela sans parler d’abord de l’Afrique du Sud? Mais l’histoire de l’Afrique du Sud n’est pas facile à raconter… Avant l’arrivée des blancs, elle était habitée par des populations noires peu nombreuses: les Bushmen et les Hottentots dans la région du Cap, plus haut les Zoulous et Les Bantous… et par-ci par là quelques autres populations de moins d’importance… Aux seizième et dix-septième siècles, les bateaux portugais ou hollandais qui s’en allaient chercher fortune aux Indes, prirent l’habitude de faire escale au Cap, pour y prendre de l’eau, des légumes et de la viande. Comme les lieux n’étaient pas désagréables, les Hollandais y installèrent de petits établissements côtiers. Ils furent rejoints à la fin du dix-septième siècle par des protestants français qui avaient été chassés de France par la Révocation de l’Edit de Nantes. Avec quelques Allemands, ils formèrent le cœur de la population blanche. Ils parlaient l’afrikaner et vivaient dans des communautés fermées d’inspiration protestante. Au début du dix-neuvième siècle, survinrent les Anglais, par l’odeur alléchés. Lesquels se montrèrent tellement « insupportables », avec leurs idées libérales et leur mauvaise éducation, que les Afrikaners, de tradition patriarcale autoritaire et puritaine, décidèrent d’aller s’installer ailleurs. Ils partirent au milieu du dix-neuvième siècle et, bousculant les Zoulous qui se trouvaient sur leur chemin (bataille de Blood River), s’en allèrent s’installer au nord-est, du côté de Johannesburg, où ils fondèrent, la République libre du Transvaal et la République libre d’Orange. Cependant que les Anglais, pour compliquer la situation, faisaient venir dans la région de Durban des travailleurs en provenance des Indes. Mais quand, ô miracle, les Afrikaners eurent trouvé dans leur nouvelle patrie de l’or et des diamants, les mêmes Anglais, sous d’excellents prétextes, se précipitèrent et menèrent contre eux une guerre très sanglante qui dura de 1899 à 1902. Naturellement, les Anglais, qui y avaient employés 500 000 hommes! furent vainqueurs et les accords qu’ils passèrent ensuite avec les Afrikaners consacrèrent l’hégémonie des cinq millions de blancs sur les quarante-cinq millions de non-blancs du territoire. Blancs, non-blancs… c’est de cette opposition que naquit l’histoire tourmentée que nous allons conter.

2 – Naissance de l’Apartheid
LUI – Le drame, dans toute cette affaire, c’est que nous ne pouvons pas supporter ces gens-là!
ELLE – Absolument pas, vous avez bien raison! Nous sommes tout de même en 1950…
LUI – Que nous ne pouvons pas les supporter, mais que nous ne pouvons pas nous en passer.
LE PRESIDENT – C’est la raison pour laquelle, moi, le président de l’Afrique du sud, sachant que la mission que nous avons reçue de Dieu est de protéger les peuples inférieurs et de leur permettre de se développer de leur côté, selon leur voie, je décrète, pour que chacun soit satisfait, que d’abord chacun dans le pays sera bien étiqueté selon sa race: les blancs, les noirs, les colorés, les indiens… etc. Il y en a qui trichent! Qu’on sache à quoi s’en tenir.
LUI – Très bien, c’est un premier pas…
LE PRESIDENT – Et pour couper court à toute discussion, les noirs en particulier devront toujours être porteurs de leur laissez-passer…
ELLE – Parfait. On ne sait pas toujours à qui on a affaire… Il y en a qui sont plus ou moins noirs.
LE PRESIDENT – Je décrète également que les non-blancs… mais est-ce la peine de le dire? ne pourront pas coucher avec les blancs… ni évidemment avec les blanches. Encore moins se marier.
ELLE – Naturellement… Quelle horreur!
LE PRESIDENT – Ni fréquenter les mêmes cafés, ni pisser dans les mêmes toilettes…
LUI – C’est tellement dégoûtant!
LE PRESIDENT – Ni évidemment habiter dans les mêmes endroits…
ELLE – Ah, ah, enfin…. Chaque chose à sa place, un peu d’ordre nous fera du bien.
LE PRESIDENT – Conséquemment, des zones spéciales, des petits royaumes pour ainsi dire, seront aménagées pour les noirs, dans lesquelles ils devront se tenir, sauf à être autorisés à venir travailler chez les blancs…
ELLE – Oui, parce qu’il faut bien tout de même que la vaisselle soit faite, que les ordures soient enlevées…
LUI – Et aussi les usines, l’agriculture, les services publics, les mines surtout… Il faut penser à tout. Je vous l’avais bien dit, on ne peut pas s’en passer!
LE PRESIDENT – Mais rassurez-vous, les noirs n’auront pas droit à l’enseignement professionnel et ils ne pourront pas accéder à des fonctions de responsabilité.
ELLE – A quoi bon le dire, ils n’en seraient pas capables.
LE PRESIDENT – Et chaque soir, ils devront réintégrer les cabanes de leurs townships.
LUI – Cela nous fera au moins des nuits tranquilles!
LE PRESIDENT – Et naturellement nous aurons une vigoureuse police. De toute façon, les noirs n’auront pas le droit de faire de grève, ni d’organiser de résistance passive.
ELLE – Il ne manquerait plus que cela!
LE PRESIDENT – Car il faut éviter jusqu’au souvenir de ce Gandhi qui est si dangereux. Les Anglais vont s’y laisser prendre: nous ne ferons pas la même erreur!

3 –Le procès de Nelson Mandela
L’HISTORIEN DE SERVICE – Toutes ces dispositions, et d’autres encore, instaureront un état de fait qui s’appellera l’Apartheid… Savez-vous à quoi me fait penser cette situation? Permettez-moi, en tant qu’historien… juste une petite histoire! Les dieux de Babylone se révoltèrent un jour contre leur maître, le super-dieu Marduk: ils en avaient assez de faire les travaux nécessaires pour entretenir le monde et pourvoir à leur propre subsistance… Après quelques jours de grève, Marduk eut une idée géniale et il créa les hommes. Les hommes seraient des sous-êtres qui seraient les serviteurs de dieux et travailleraient à leur place. Et cela fonctionna parfaitement bien… Les blancs d’Afrique n’eurent même pas la peine de créer des sous-hommes: les sous-hommes étaient déjà là, lorsqu’ils débarquèrent, et ils les traitèrent effectivement en sous-hommes… Et il arriva ce qui devait arriver. Les noirs, ou si vous préférez les non-blancs, ou si vous préférez les sous-hommes, ne purent pas supporter cet Apartheid et ils se révoltèrent. Ils organisèrent la résistance, en particulier au sein de leur « Congrès National Africain ». Il y eut pendant très longtemps des émeutes, des arrestations, des exécutions… Et un beau jour, leur chef, Nelson Mandela, un avocat noir, fut capturé… et jugé. Nous sommes en 1964…
LE JUGE – Monsieur Mandela, les tribunaux sud-africains sont très sévères, mais conformément à la tradition anglaise, avant de prononcer le jugement, ils donnent libéralement la parole aux accusés. Voulez-vous la prendre?
NELSON MANDELA – « Certainement, et je le ferai pour vous dire que ce que nous voulons avant tout, c’est l’égalité des droits civiques.. Voici quelque trente ans que vous avez instauré le régime de l’Apartheid. Nous ne le supportons plus. Les Africains veulent recevoir un salaire qui leur permette de vivre. Ils veulent exercer les professions dont ils sont capables et non le travail pour lequel le gouvernement les déclare aptes. Ils veulent être autorisés à travailler là où ils trouvent du travail et ne pas être chassés d’une région sous prétexte qu’ils n’y sont pas nés. Ils veulent pouvoir posséder de la terre là où ils travaillent et ne pas être obligés de vivre dans des maisons qui ne seront jamais à eux. Les Africains veulent vivre comme les autres citoyens et ne pas être enfermés dans des ghettos. Les hommes africains veulent que leurs femmes et leurs enfants vivent là où ils travaillent et ne pas être obligés de mener une existence artificielle dans des foyers pour hommes. Les femmes africaines veulent vivre avec leurs maris et ne pas rester comme des veuves dans les réserves. Les Africains veulent pouvoir sortir après onze heures du soir et ne pas être enfermés dans leur chambre, comme de petits enfants. Les Africains veulent un partage équitable de l’Afrique du Sud. Ils veulent la sécurité et une place dans la société. Et par-dessus tout ils veulent des droits politiques égaux. »
LE JUGE – Très bien… Avez-vous encore quelque chose à ajouter?
NELSON MANDELA – Oui. J’ajouterai que devant les violences quotidiennes qui nous sont faites, individuellement ou, comme à Sharpeville, collectivement – 79 morts et 178 blessés – nous n’avons pas d’autre choix, moi et les miens, que de continuer à avoir recours à la violence.
LE JUGE – Monsieur Mandela, nous vous avons entendu… Pour toutes les transgressions que vous et les vôtres avez commis et vous apprêtez à commettre, nous devrions vous condamner à mort. Nous nous contentons cependant, pour des raisons politiques, de vous condamner à l’emprisonnement à vie.

- 4 L’assassinat de Steve Biko
L’HISTORIEN DE SERVICE – Et, effectivement la lutte continua, ouverte, violente, impitoyable. Au cours de laquelle Steve Biko, un des leaders des étudiants noirs, se trouva particulièrement visé…
DONALD WOODS – Mais que fais-tu? On t’a interdit de parler…
STEVE BIKO – Comment veux-tu qu’on se taise… Donald Woods, tu es journaliste et bien qu’anglais, tu devrais comprendre cela. Six cents gosses mitraillés parce qu’ils ne veulent pas apprendre l’afrikaner! Non, on ne peut pas oublier le massacre de Soweto.
DONALD WOODS – La massacre de Soweto… Tu as raison, mais, je t’en supplie, Steve Biko, tiens-toi tranquille… Tu es le responsable de l’Organisation sud-africaine des étudiants noirs et tu peux être sûr que la police te surveille. Je ne comprends même pas que tu n’aies pas encore été arrêté. Cela ne te suffit pas d’avoir été mis au secret pendant trois mois. Ne tiens-tu pas à la vie?
STEVE BIKO – Il vaut mieux mourir pour une idée qui vivra que vivre pour une idée destinée à mourir… Ceci dit, si, je tiens à la vie, et je fais tout pour la conserver, mais tu ne m’empêcheras pas de sillonner les provinces pour y ranimer la flamme de la révolte…
DONALD WOODS – Attention, les voilà…
LE POLICIER – Steve Biko, nous vous arrêtons….
DONALD WOODS – Attendez, attendez…
LE POLICIER – Vous, le journaliste, vous feriez mieux de vous taire. Allons, Steve Biko, en route…
DONALD WOODS – Nous sommes le 18 aout 1977. Ils l’ont emmené à Port-Elizabeth ou ils le frappent et le torturent cruellement… Puis, le 11 septembre, ils le jettent tout nu à l’arrière d’une camionnette. Ils l’emmènent à Pretoria. Douze cents kilomètres d’une route cahotante. En arrivant, il meurt, officiellement d’une grève de la faim… Mais moi, Donald Woods, j’ai réussi à m’introduire dans la morgue où son corps était déposé, je l’ai photographié: il a reçu des coups violents sur la tête qui n’ont rien à voir avec une grève de la faim… Maintenant, ma vie est en danger. Je réussis à m’évader d’Afrique du Sud déguisé en prêtre irlandais, ils essayent d’abattre l’avion dans lequel je m’enfuis, j’arrive à Londres, j’écris un livre sur Steve Biko et l’Afrique du Sud, je fais des conférences un peu partout… Biko devint le symbole de la résistance noire à la férocité blanche. Et, de fait, les nations découvrent la violence de la répression, les commandos de la police secrète, les assassinats, les tortures… lesquels ont provoqué des actions en retour et même aussi une lutte sauvage entre les diverses factions des peuples persécutés. Années de nuit, de fer, de feu, de douleur et de sang… Combien de victimes? Qui le saura jamais? Certains disent que trois millions de personnes furent atteintes d’une façon ou d’une autre. De toute façon, l’opinion internationale est touchée. A la fin, le régime sud-africain est condamné, mis au ban des nations et, à l’ONU, le conseil de sécurité vote coup sur coup les Résolutions 417 et 418, imposant de sévères embargos sur les produits à destination et en provenance d’Afrique du Sud, en particulier sur les armes.

5 – Le président Frederik de Klerk libère Mandela
L’HISTORIEN DE SERVICE – Cela ne pouvait durer. En 1989, un nouveau président d’Afrique du Sud, Frederik de Klerk succéda à l’intransigeant Pieter Botha. Il sentit très vite qu’il fallait renverser la vapeur.
FREDERIK DE KLERK – Je n’ai pas de sympathie particulière pour toute cette population de noirs et de métis… mais, avec la complicité d’une partie des blancs, des blancs libéraux! je dois avouer qu’ils ont réussi à créer une situation impossible. Notre économie est ruinée, la fraude est générale, les capitaux nous fuient… La rigidité d’esprit est mauvaise, je crois en la persuasion. Discutons. Avec qui? Nous n’avons qu’un interlocuteur possible, c’est Mandela. Heureusement que nous l’avons soigneusement mis au frais! Monsieur Mandela, vous êtres libre…
NELSON MANDELA – Cela fait bien trente ans que j’attends, monsieur de Klerk…
FREDERIK DE KLERK – Pas tout à fait: vingt-sept ans et cent quatre-vingt-dix jours…
NELSON MANDELA – En effet! Mais la seule chose qui compte vraiment c’est qu’aujourd’hui j’ai 71 ans.
FREDERIK DE KLERK – Pardon, monsieur Mandela, pour cette longue attente. Mais maintenant il faut venir à bout de ce gâchis!
NELSON MANDELA – Gâchis, vous pouvez le dire. Je suis prêt à vous aider. Mais ne comptez pas sur une victoire facile. Aujourd’hui, vous m’avez libéré, mais je n’ai toujours pas le droit de vote. Ne croyez pas que nous allons signer bêtement la paix. La lutte continue… Je viens de faire le tour du monde, j’ai convaincu les nations de la justesse de notre cause. Oui, discutons, mais commencez par libérer les détenus politiques et faites revenir les exilés…
FREDERIK DE KLERK – Monsieur Mandela, sachez que même les milieux économiques plaident pour un changement radical. Ils sont étouffés. Etouffés par les sanctions internationales et aussi parce qu’ils ne peuvent pas trouver de main d’œuvre éduquée, ce qui est bien de notre faute, à nous blancs. Je vous l’accorde, je libère les détenus, je fais revenir les exilés. Préparons des élections libres.
NELSON MANDELA – Hélas! Maintenant que nous essayons de réparer ces années de violence et de malheur, ce sont vos extrémistes blancs qui sèment la mort. Ils haïssent le noir… Attentats sur attentats…
FREDERIK DE KLERK – Et chez vous, même entre noirs, les règlements de compte sont nombreux!
NELSON MANDELA – Je vous l’accorde.
FREDERIK DE KLERK –Mais je sais que de notre côté, les blancs, nous ne nous entendons pas. Ce qui provoque un bain de sang général.
NELSON MANDELA – Comme pour noyer le processus de paix! Mais comment réconcilier avec elle-même une population si profondément divisée?
FREDERIK DE KLERK – De toute façon, monsieur Mandela, votre parti, l’A.N.C., le Congrès National Africain, remportera les élections prochaines et en 1994, vous serez élu à la présidence de la République. Voilà cinq ans que vous êtes libre, il faudra bien que vous trouviez une solution!

6 – Les commissions Vérité et Réconciliation
NELSON MANDELA – Je suis bien embarrassé! Vous me laissez une situation impossible… Si nous allions demander conseil à notre ami Desmond Tutu, qui a reçu le prix Nobel de la paix? Un archevêque noir, ça pourrait avoir des idées.
DESMOND TUTU – J’en ai… Cet immense bourbier de souffrances qu’est notre pauvre Afrique du Sud, nous ne pouvons l’ensevelir dans l’oubli.
FREDERIK DE KLERK – Oui, tant de crimes qui ont été commis de part et d’autre…
NELSON MANDELA – Il va bien falloir qu’ils soient jugés.
DESMOND TUTU – Ce n’est pas ce que je veux dire. Imaginez-vous une brochette de juges noirs faisant comparaître ne serait-ce qu’un seul policier blanc, de la même façon qu’à Nuremberg les alliés ont jugé les nazis…?
NELSON MANDELA – Non, je ne l’imagine pas.
DESMOND TUTU – Et pouvez-vous imaginer pourtant qu’ils ne soient pas jugés…?
FREDERIK DE KLERK – Non plus, vous avez raison.
DESMOND TUTU – Alors, j’ai une solution… Ce peuple a besoin d’être réconcilié avec lui-même. Tous ceux qui ont été touchés – et ils sont tellement nombreux! – ne recherchent pas forcément la vengeance. Ils veulent au moins dire, savoir… et qu’on dise, et qu’on sache! Leurs malheurs, ils les ont vécus chacun dans leur coin, ils n’on pu les confier à personne, personne n’en a été informé, ils n’ont même pas osé se plaindre…
FREDERIK DE KLERK – Ne vaut-il pas mieux laisser tout cela, oublier, regarder vers l’avant…?
DESMOND TUTU – Non, l’abcès doit être percé. Je propose qu’en chaque ville du pays on organise des commissions spéciales chargées de recueillir la vérité…
NELSON MANDELA – La vérité? Par exemple?
DESMOND TUTU – Par exemple…! Dans telle et telle condition, ma famille a été massacrée, j’ai été torturé, j’ai été violée, mon fils ou mon mari ou ma femme ont disparus sans qu’on sache ce qui leur est arrivé, j’ai perdu la vue ou ma jambe ou mes deux mains dans tel ou tel attentat… Il faut lever le couvercle, que chaque douleur soit reconnue, inscrite dans l’histoire de la nation. Sans volonté de revanche… Simplement, pouvoir parler pour pouvoir exister.
FREDERIK DE KLERK – Ne craignez-vous pas…?
DESMOND TUTU – Quant aux coupables… de quelque camp qu’ils soient… car il y a eu des deux côtés des crimes inqualifiables… Quand aux coupables, s’il est prouvé qu’ils ont agi sans haine dans le cadre d’une mission officielle, ils pourraient obtenir l’amnistie… Pourvu qu’ils la demandent et reconnaissent leurs torts. Du haut au bas de l’échelle…
NELSON MANDELA – Et les autres?
DESMOND TUTU – Les autres… ceux qui ont agi de manière gratuitement cruelle ou de leur propre initiative, les vrais criminels, les sadiques, qui n’oseront pas demander l’amnistie… eh bien, nous n’avons pas supprimé les tribunaux: ils seraient jugés pour ce qu’ils ont fait.
FREDERIK DE KLERK – Et c’est une opération qui durerait combien de temps?
DESMOND TUTU – Je ne sais pas… Si nous voulons la mener prudemment et justement… trois ou quatre ans.
NELSON MANDELA – Cela fait beaucoup.
DESMOND TUTU – Si vous considérez les trois cents ans de souffrances que nous nous sommes infligés les uns aux autres, cela n’est rien. Nous appellerions ces commissions: Commissions Vérité et Réconciliation.
FREDERIK DE KLERK – Commissions Vérité et Réconciliation… Pourquoi pas? Qu’en pensez-vous, monsieur Mandela?
NELSON MANDELA – C’est une porte ouverte… Nous n’en avons guère d’autre.

7 – Conclusion
L’HISTORIEN DE SERVICE – Effectivement, les commissions Vérité et Réconciliations fonctionnèrent pendant quatre ans, de 1995 à 1999… Environ 46 000 cas de violences commises 1960 et 1994 furent examinés. Il y eut 7 112 demandes d’amnisties de la part des auteurs de violences, dont seulement 840 furent accordées. Cette démarche, diversement appréciée, il faut le dire, joua un rôle important dans le lent renouveau du pays, auquel se consacra le nouveau président, Nelson Mandela.

RAPPEL HISTORIQUE.

1487 – Le Portugais Bartolomeo Dias double le cap de Bonne-Espérance.
1652 – Installation au Cap des premiers colons hollandais et allemands.
1688 – Arrivée de 200 huguenots français.
1806 – Les Anglais occupent le Cap pour éviter que Napoléon ne s’en empare.
1816 – Les droits des Anglais sont confirmés par le congrès de Vienne.
1833 – Abolition de l’esclavage par les Anglais. Nombreuses petites exploitations ruinées.
1833 – Début du grand Trek… Les Boers (les premiers colons) s’en vont vers le nord.
1838 – Victoire des Boers sur les Zoulous à Blood River.
1852 – Les Anglais reconnaissent les états boers d’Orange et du Transvaal.
1860 – Arrivée des premiers travailleurs indiens dans la région de Durban.
1867 – Découverte de diamants à Kimberley.
1881 – Fondation de la « de Beers » (société spécialisée dans le diamant) par Cecil Rhodes.
1886 – Découverte de l’or de Johannesburg.
1899 – 1902 – Guerre et victoire des Anglais contre les Boers.
1910 – Londres proclame l’Union sud-africaine.
1910 – Le « Native Land Act » limite à 7% du territoire les propriétés des noirs.
1912 – Fondation de l’A.N.C. (Congrès national africain), mouvement noir non violent.
1914 et 1940 – l’Afrique du Sud anglaise participe aux deux guerres mondiales.
1948 – Début des dispositions de l’Apartheid… (voir plus haut)
1950 – L’A.N.C. accentue sa résistance.
1960 – Emeutes de Sharpeville (70 morts).
1960 – Indépendance de l’Afrique du Sud.
1964 – Mandela condamné à la prison à vie.
1976 – Emeutes de Soweto (600 morts).
1977 – Mort de Steve Biko, responsable des étudiants noirs africains.
1980 – L’armée intervient contre les manifestants. Réaction internationale contre l’Apartheid.
1984 – Desmond Tutu, évêque protestant du Cap, reçoit le prix Nobel de la Paix.
1989 – Frederik de Klerk est élu président.
1990 – Libération de Nelson Mandela. S’ensuit une période troublée…
1994 – Premières élections multiraciales. Nelson Mandela est élu président.
1996 – Une constitution est adoptée. Départ des commissions Vérité et Réconciliation.
2000 – Elections municipales. L’A.N.C. remporte la majorité des villes.

les examens

Vendredi 24 décembre 2010

image14.gif Les examens servent-ils vraiment à quelque chose ?
Lorsque vous aurez cet éditorial sous les yeux, l’horaire des examens de Noël aura déjà été diffusé. Et peut-être que les premières angoisses ou inquiétudes, c’est selon, auront déjà commencé à poindre çà et là. La session de Noël est un moment difficile.
Outre le contexte (l’hiver est là, la fatigue du premier trimestre aussi), il y a le fait qu’il est devenu difficile pour les écoles de continuer à organiser des examens à ce moment-ci de l’année.

Les écoles ne disposent en effet que d’un nombre de jours limités pour cela ; il est dès lors plus complexe qu’auparavant de maintenir un dispositif d’examens, comme si le pouvoir politique faisait tout pour nous décourager de continuer à agir en ce sens. Or, l’Institut Saint-Dominique tient à ce que les élèves terminent leur premier trimestre par une session complète d’examens.

Est-ce vraiment utile ? Les examens servent-ils vraiment à quelque chose ?

La question est moins naïve qu’elle n’en a l’air et mériterait un long débat ; ce n’est pas le lieu cependant de le développer en ces quelques lignes. Nous nous contenterons d’affirmer que oui, les examens (y compris à Noël) constituent un moment incontournable du processus d’apprentissage. Et cela pour deux raisons, d’importance différente.

D’abord (c’est la raison la moins importante), il est utile pour les jeunes de vivre des rituels, d’être obligés de se frotter à une épreuve, parfois pénible ne fût-ce qu’au plan physique, qui bouleverse le ronron du train-train quotidien.

Ensuite, il nous paraît capital (c’est la raison majeure) de se confronter à des matières plus vastes que lors d’une interrogation ou même d’un contrôle de synthèse, et ce pour tous les cours ; c’est la meilleure façon, d’une part, de se préparer aux examens de juin et aux futures épreuves lors d’études supérieures éventuelles, mais aussi d’offrir, d’autre part, un éclairage différent aux professeurs afin de compléter l’image et la connaissance que nous avons de nos élèves.

Bonne étude, bon courage et bonne … tout ce que l’on souhaitera d’utile pour une belle réussite ! R. Rosi & G. Hitteletexamens40092x7992x79.jpg

poesie

Vendredi 24 décembre 2010

poesie.jpgVotre Vie en mètres!

Si vous avez du mal à vivre, si la vie vous ennuie, si vous ne rêvez de rien, faites un effort et chargez votre cerveau avec les meilleurs poèmes français. Découvrez les émotions oubliées, les paysages de rêve et les mondes fantasmagoriques avec les titans de la poésie Française. Vous trouverez sur ce site les oeuvres intégrales des plus grands poètes, des textes choisis et commentés, des tutoriaux, qui si vous êtes nouveaux dans ce domaine, vous aideront à comprendre comment lire la poésie et comment versifier. Si vous vous habituez à visiter ce site, vous réaliserez rapidement et sans peine que le contenu de ce site est de plusieurs ordres de grandeur supérieur à ce que vous avez l’habitude d’écouter à la télé ou à la radio. Laissez tomber les majeures maisons de disques et d’éditions avec leur produits médiocres remplis de DRMs et de droit d’auteurs abusifs. A quelques exceptions près le matériel que vous trouverez sur ce site est libre de droit. Pour ces quelques exceptions, les auteurs vous permettent de copier et d’échanger leur textes librement mais tout usage à des fins commerciales est bien sûr prohibé. Si vous copiez ces textes, ne les modifiez pas et citez les auteurs comme il convient. Ce site continuera à grandir au fil du temps et si votre auteur préféré n’y figure pas encore, soyez patient et visitez ce site de temps en temps ou visitez Gallica à partir de la page de liens. Veuillez lire la notice de droit d’auteur figurant sur ce site.

« Si l’un des deux droits, le droit de l’écrivain et le droit de l’esprit humain, devait être sacrifié, ce serait, certes, le droit de l’écrivain, car l’intérêt public est notre préoccupation unique, et tous, je le déclare, doivent passer avant nous ». Victor Hugo.

Bienvenue à Poesies.net!

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Il est mis à jour chaque semaine.
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manquantes et autres erreurs.

piece de theatre

Vendredi 24 décembre 2010

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Édition des pièces de Molière en volume (1734)
Une pièce de théâtre est une œuvre destinée à être jouée durant une représentation théâtrale, la plupart du temps écrite selon des règles de la littérature dramatique. Dans ce but, le texte est essentiellement constitué de dialogues entre les personnages, ainsi que, le cas échéant, d’indications concernant la mise en scène, les didascalies : décor, localisation géographique, ambiance lumineuse et sonore, gestuelle des personnages (avec des cas limites puisque certaines pièces sont composées sans dialogue verbal, par exemple les Actes sans paroles de Samuel Beckett).
Les interprètes d’une pièce de théâtre sont bien sûr les acteurs ; dans le théâtre moderne le rôle du metteur en scène est aussi important. En effet, en fonction de l’interprétation du texte qu’il veut communiquer au public, il reprend (ou parfois ne reprend pas…) les indications de la mise en scène écrites par l’auteur, et ajoute les siennes pour diriger le jeu des acteurs.
Cependant Alfred de Musset, dont les pièces n’ont été jouées sur scène que tardivement tant sa dramaturgie romantique déroutait les directeurs de théâtre, a développé l’idée d’un théâtre à lire sous la formule « spectacle dans un fauteuil ». Le dramaturge Ionesco a établi de nouvelles règles sur le théâtre dans son livre Notes et contre-notes. Celles-ci reposent essentiellement sur la détérioration du langage, au profit du théâtre de l’absurde. Un autre dramaturge du xxe siècle à avoir suivi les règles de Ionesco est Beckett.
Les deux principaux genres de pièces de théâtre sont la comédie et la tragédie.
Historique[modifier]

Les origines du théâtre remontent à l’Antiquité. Les Grecs jouaient des tragédies lors des rites religieux en honneur du dieu Dionysos. Ces mêmes thèmes antiques sont repris au xvie siècle par les premiers dramaturges, comme Jodelle ou Garnier, puis au xviie siècle par des auteurs tels que Corneille, qui commence par écrire des comédies [Baroque#Théâtre|baroques]] et des Tragicomédies, comme Le Cid. Mais peu à peu s’impose, au nom de la vraisemblance, le respect de règles spécifiques au théâtre classique français : la règle de la bienséance et la règle des trois unités.
Les pièces de théâtre sont majoritairement écrites en vers. On distingue alors deux genres différents : la comédie — comme, par exemple, L’Avare de Molière, qui a été inspiré par l’Aulularia de Plaute — et la tragédie — comme, par exemple, Phèdre de Jean Racine, inspirée d’Euripide. Un grand nombre de tragédies sont inspirées de récits mythologiques. Cependant existent aussi des genres plus baroques, comme la comédie-ballet ou les pièces à machines.
Au xviiie siècle, on voit apparaître une grande variété de comédies. Existent toujours la comédie d’intrigue et la [comédie de mœurs|]], telles que Le Jeu de l’amour et du hasard ou L’Île des esclaves de Marivaux, mais la critique sociale devient plus vigoureuse, comme dans Le Barbier de Séville ou Le Mariage de Figaro de Beaumarchais, œuvres dans lesquelles il critique ouvertement l’aristocratie. Apparaissent aussi la comédie larmoyante, puis le drame bourgeois, qui jouent sur l’émotion et la sensibilité des spectateurs.
Le début du xixe siècle voit la naissance du drame romantique, mélange de comédie et de tragédie. Ce genre illustre le courant littéraire de l’époque, le romantisme, qui s’oppose au classicisme. La règle des trois unités disparaît, à l’exception de l’unité d’action, et les auteurs écrivent en prose poétique ou en vers. On peut citer Alfred de Musset avec Lorenzaccio, Victor Hugo avec Hernani, œuvres dans laquelle le héros est marqué par la fatalité. Des genres plus populaires se font jour : le vaudeville, le mélodrame, le théâtre de boulevard.
Vers la fin du xixe siècle (1887) apparaît un genre radicalement différent, le drame réaliste, illustré par Henry Becque puis par le Théâtre-Libre d’André Antoine qui adapte des textes qui n’étaient pas initialement prévus pour le théâtre et s’ouvre aux auteurs étrangers. On y joue Tolstoï, Balzac, mais aussi Giovanni Verga ou Ivan Tourgueniev. Et les œuvres inédites d’ écrivains célèbres : les frères Goncourt, Villiers de L’Isle Adam1
Enfin, au xxe siècle, certains auteurs, comme Jean Anouilh avec Antigone ou Jean Giraudoux avec Électre, reprennent des mythes antiques. On voit apparaître le théâtre engagé, dans lequel les auteurs font passer leurs idées philosophiques, comme Albert Camus dans Caligula. Certains auteurs comme Ionesco réagissent vivement à ce théâtre engagé par des pièces absurdes, dans lesquelles l’auteur fait représenter des scènes sans sens apparent pour faire réfléchir différemment le spectateur.
L’émergence des arts pluridisciplinaires a aussi développé un type de pièces de théâtre non-verbal, ou mêlées à la danse (par exemple avec Jan Lauwers). Apparu d’abord avec les mouvements Dada et futuristes, ce genre dramatique est sorti de l’avant-garde théâtrale, pour devenir assez populaire. En témoigne par exemple le succès des pièces montées par James Thierrée dont La Symphonie du hanneton reçut même quatre Molières.

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