• Accueil
  • > Archives pour décembre 2010

Archive pour décembre 2010

Jeudi 30 décembre 2010

Image de prévisualisation YouTubeMini voiture, maxi souplesse Création d’une famille d’ingénieurs français, la Lumeneo Smera est une voiture électrique de 2 places qui n’est pas plus large qu’un maxi scooter et qui peut passer de 0 à 100 km/h en 8 secondes, avec une vitesse maximale de 130 km/h et une autonomie de 150 km. La facilité de déplacement du deux-roues avec le confort de la voiture en somme. www.lumeneo.frlumeneo.jpg

Jeudi 30 décembre 2010

La voiture électrique a une place de choix jusqu’au 19 octobre au Mondial de l’auto, à Paris. Et qu’on se le dise: de plus en plus de constructeurs se précipitent dans les projets de commercialisation de modèles « 100% propres » ou « zéro émission de CO2″. De quoi, espère-t-on, faire assez vite baisser des prix encore trop élevéspininfarina.jpg

Jeudi 30 décembre 2010

La Peugeot 888 : un concept-car qui bouge…

Le concepteur, Oskar Johansen, de nationnalité norvégienne, a créé une voiture pouvant accueillir deux personnes avec leur bagages (pas grand chose tout de même) ayant la faculté de s’allonger. Explication, lors de grande vitesse comme sur autoroute la Peugeot 888 s’étire pour gagner en aérodynamisme et ainsi gagner en efficacité. En outre, lorsque l’auto circule en ville, elle se repli pour prendre moins de place et faciliter le stationnement. Comme la tendance le demande, la 888 est écologique : elle dispose de deux moteurs électriques dans chacune de ses roues. Les batteries alimentant le système se trouvent dans la malle, elles sont recouvertes de panneaux solaires… de quoi avoir la conscience doublement verte !
peugeot8882.jpg

Jeudi 30 décembre 2010

La Peugeot 888 pourrait bien être dans le futur la voiture préférée des jeunes cadres en recherche de rapidité, mobilité et design. En effet, le concept-car 888 est annoncé comme le « véhicule personnel pour les futures métropoles ».
peugeot888.jpg

Jeudi 30 décembre 2010

Par ailleurs on apprend, que la Prius aura une cylindrée plus importante avec un 1.8 litre. Autre amélioration, les batteries ont évoluées et bien sûr, elles seront plus performantes que la précédente génération. Par ailleurs, l’auto pourrait recevoir un panneau solaire sur le toit et les batteries pourront se recharger sur secteur. De quoi abaisser la consommation à 2.9 l/100 km en cycle urbain. En outre, au niveau design la Toyota Prius 3 gagne 2.5 cm en largeur et perd 3 cm de long. Rendez-vous en 2009 pour la présentation officielle.
toyotaprius33.jpg

Jeudi 30 décembre 2010

Toyota prépare activement sa Prius 3. Pour preuve, cette dernière a récemment été vue… mais encore sous camouflage. Patience donc, pour les fans de la Prius qui voulaient la voir dans sa nouvelle robe.toyotaprius3.jpg

future

Jeudi 30 décembre 2010

futurecar1.jpg

comparaison

Jeudi 30 décembre 2010

Pour les articles homonymes, voir Comparaison.

Gustave Courbet, La Mer, 1871 – 1872.
La comparaison (substantif féminin), du latin comparatio (« action de comparer »), est une figure de style consistant en une mise en relation – à l’aide d’un mot de comparaison appelé le comparatif – de deux réalités appartenant à deux champs sémantiques différents, mais partageant des points de similitudes, comme dans ce vers de Charles Baudelaire : « La musique souvent me prend comme une mer! » (La Musique, Les Fleurs du mal. Les deux réalités sont appelées le « comparant » (dans cet exemple, le comparant est la mer) et le « comparé » (ici, la musique) partagent en effet au moins un sème en commun (l’ondulation est ici le point commun entre la mer et la musique, toutes deux « berçent » le poète). La comparaison est une figure très courante en littérature, en poésie ou encore au théâtre1.
Contrairement à la métaphore, la comparaison exprime directement ou explicitement le lien symbolique entre les deux réalités comparées, en utilisant souvent un terme de comparaison. La comparaison est la plus célèbre des figures de style, la plus difficile à définir également puisqu’il en existe deux catégories : l’une grammaticale (c’est la « comparaison simple ») et l’autre stylistique (c’est la « comparaison figurative »).
Sommaire [masquer]
1 Exemples
2 Définition
2.1 Définition linguistique
2.1.1 Comparaison simple
2.1.2 Comparaison figurative
2.2 Définition stylistique
2.3 Genres concernés
3 Historique de la notion
3.1 Domaines transverses
3.2 Figures proches
4 Notes et références
5 Annexes
5.1 Articles connexes
5.2 Liens externes
5.3 Bibliographie sur la comparaison
Exemples[modifier]

« (…) le monocle du général, resté entre ses paupières, comme un éclat d’obus dans sa figure vulgaire… » (Marcel Proust, Du côté de chez Swann)
« Ses cheveux sont comme des milliers de fils d’or. »
« Rusé comme un renard » (comparaison populaire)
Définition[modifier]

Définition linguistique[modifier]
La comparaison opère un rapprochement imprévu et non nécessaire entre deux réalités, a priori étrangères l’une de l’autre mais possédant un rapport de ressemblance et de contiguïté sémantique. À ce titre il existe deux acceptations, évoquées par Bernard Dupriez dans son Gradus :
la comparaison simple qui exprime un rapport de similarité entre deux éléments comme dans « Cet arbre est plus beau que les autres ».
la comparaison figurative qui est une figure de style fondée sur le rapprochement de deux éléments qui n’appartiennent pas au même champ lexical mais entre lesquels est établi un rapport d’analogie ou d’image, à des fins poétiques ou herméneutiques comme dans « Il est fier comme un lion ». Dans ce cas, l’effet provient de l’écart par rapport à la norme linguistique. Cette dernière est par conséquent une trope proche de la métaphore.
Comparaison simple[modifier]
La comparaison repose souvent sur le mot comme, néanmoins certains emplois de cette conjonction ne sont pas des comparaisons pour autant, c’est le cas des circonstancielles de cause ou de temps, ou, en tant qu’adverbe lorsque comme marque une exclamation (exemple « Comme il est grand! »). Comme employé comme complément circonstanciel de comparaison n’est pas, également, un comparatif donnant lieu à une comparaison, par exemple dans « Naturellement, c’est comme avec moi, dit Odette d’un ton boudeur… » (Marcel Proust).
Des mots divers peuvent être employés comme substituts de comme 2 et notamment : semblable à, pareil à, de même que ; des verbes comme sembler peuvent également introduire la figure ; des adverbes et conjonctions également : ainsi que, de même que etc. :

Mon esprit est pareil à la tour qui succombe
Sous les coups du bélier infatigable et lourd
(Charles Baudelaire, ‘Chants d’automne’.)
La comparaison simple et la comparaison figurative sont identiques grammaticalement : les mots de liaison sont souvent les mêmes même si certains mots sont néanmoins réservés à la construction grammaticale, en fonction de la nature de la relation de comparaison (voir ci-après) qui sont : de même que, ainsi que, tel, le même, ainsi, si, tant, autant, autre, meilleur, pire, plutôt, moins, d’autant plus, d’autant moins, à mesure, selon, etc.
D’un point de vue grammatical, la comparaison peut s’exprimer selon des moyens divers comme : la subordination : la proposition subordonnée de comparaison appelée aussi comparative joue alors un rôle identique à celui du complément de comparaison qui peut être un substantif ou un équivalent du nom. Néanmoins la nature de la relation (relation de ressemblance) ne permet pas de la considérer à proprement parler comme une subordonnée circonstancielle. La relation peut donc être la ressemblance : « Tu moissonneras comme tu as semé », d’égalité : « Leur bonheur fut bref autant qu’il était rare », ou au contraire de différence « Il est moins riche que je ne le croyais », de proportion enfin : « Il est plus intéressé qu’on ne le pense ».
Certaines comparaisons simples reposent sur une ellipse verbale comme dans « Tel père, tel fils »
L’éventail de moyens grammaticaux est grand, la comparaison simple peut aussi être marquée par :
des mots corrélatifs comme : autant…autant, plus…plus, tel…tel, etc.
des locutions prépositives comme : à l’exemple de…, à l’instar de…, comparativement à, etc.
des adjectifs comme : semblable, analogue, différent, égal, etc.
des verbes comme : avoir l’air de, ressembler à, imiter, paraître, etc.
Comparaison figurative[modifier]
Les réalités doivent avoir en commun au moins un sème proche ; dans l’exemple de Baudelaire, la mer et la musique sont sémantiquement proches car l’une et l’autre peuvent se représenter par des vagues ou des ondes. En ce sens elle ressemble beaucoup à la métaphore qui elle, en rhétorique, fait l’ellipse du terme comparatif. La comparaison peut comparer des idées mais aussi des faits, des actions et des situations.
La figure se décompose en un schéma très régulier qui en facilite l’identification. En effet toute comparaison met en œuvre trois éléments3 :
un comparant ou le phore (ce à quoi est comparé la réalité première)
un comparé ou le thème (ce qui est comparé à la réalité seconde)
un comparatif (ou mot de comparaison, appelé aussi parfois mot-outil)
Leur ordre n’a aucune importance pour consommer la figure, même si le schéma canonique est comparé-comme-comparant, ce qui la distingue de la métaphore qui ne met en scène que le comparant, sans le comparé ni le mot de liaison.
Par ailleurs la comparaison opère toujours dans un domaine positif : elle repose sur une ressemblance et non sur une absence de ressemblance, contrairement à la métaphore dite in abstentia. D’autre part la ressemblance ne peut être que partielle ou du domaine du point de vue particulier du locuteur, sans quoi on parlerait d’une identité (une tautologie par exemple).
Les sèmes qui partagent les deux réalités mises en relation sont également appelés des traits sémantiques et ont à voir avec l’extension des mots qu’ils caractérisent ; le contexte également permet de les identifier et d’accéder à la figure. L’ensemble des sèmes définissent en linguistique le signifié, et c’est ce qui fait que les deux réalités fondant la comparaison se ressemblent : leurs deux signifiés partagent un ou plusieurs sèmes proches. Dans l’exemple de Baudelaire encore une fois le sème du transport de l’âme (le « vague-à-l’âme ») réunit les champs sémantiques de la musique et de la mer.
La comparaison s’appuie souvent sur un point de comparaison, sur un sème explicite et identifié, reposant sur un adjectif ou sur une qualité comme dans :
Le jour entre par la fenêtre
Clair comme la lune
(Denise D.Jallais, Les couleurs de la mer.)
La comparaison peut aussi parfois porter sur une qualité, elle permet alors de mettre en relief une caractéristique des deux réalités comparées sans chercher à les rapprocher sémantiquement. Dans « La Terre est bleue comme une orange », célèbre comparaison de Paul Éluard, aucun sème en commun ne permet de comparer la Terre et la couleur orange du fruit du même nom, mais la figure permet de mettre en relief la couleur bleue de la planète.
Notons enfin que très souvent la comparaison repose sur une image concrète et visualisable. Le comparé peut être abstrait même si c’est rare, mais le comparant est toujours matériel et concret. Dans « Blanche comme lis » par exemple la blancheur (qualité comparée) est rendue sensible par l’évocation d’un objet concret (la fleur de lis, le comparant). On peut donc dire que la comparaison est une image ou trope puisqu’elle rapproche une réalité matérielle et une réalité abstraite, au même titre que la métaphore.
Définition stylistique[modifier]
La comparaison vise de multiples effets : éclairer une idée, illustrer un propos, de frapper l’imagination par l’évocation d’une nouvelle idée ou d’une image spectaculaire (c’est le cas des comparaisons célèbres de San Antonio). En réalité, plus les deux réalités comparées sont éloignées et plus l’image va choquer comme dans la comparaison de Paul Eluard ci-dessus, par le moyen de la tension de la comparaison selon les termes de Daniel Bergez, Violaine Géraud et Jean-Jacques Robrieux, dans leur Vocabulaire de l’analyse littéraire.
Beaucoup de comparaisons sont tellement utilisées qu’elles en deviennent éculées, comme dans « une jeune fille belle comme le jour » ou « Fort comme un lion », la figure est alors très proche du cliché.
La comparaison peut parfois constituer à elle seule tout un poème, comme chez Pierre Ronsard, dans Les amours de Cassandre et dans Les amours de Marie.
Développée sur un texte entier, la comparaison peut confiner au parallèle, surtout dans les textes argumentatifs comme les syllogismes.
En enseignement du français et des Lettres, la comparaison est une figure clé dans la compréhension, dès le collège, des phénomènes d’analogie et de fonctionnement énonciatif (voir liens externes).
Genres concernés[modifier]
La comparaison est majoritairement utilisée en poésie ; Charles Baudelaire notamment a su révolutionner son usage par des images frappantes.
La comparaison est une figure redécouverte et très employée par les poètes de la Renaissance et en particulier de La Pléiade. Joachim Du Bellay dans ses Antiquités de Rome compose ses poèmes sur une multitude de comparaisons :
Comme on passe en été le torrent sans danger
Qui soulait en hiver être roi de la plaine
Et ravir par les champs, d’une fuite hautaine,
L’espoir du laboureur et l’espoir du berger
Les comparants s’enchaînent les uns les autres et forment un tableau qui se déploie et image la ville de Rome.
Historique de la notion[modifier]

Le terme de comparaison apparaît dès 1174, sous la forme de comparisun par Saint-Thomas, au sens de « action de comparer pour faire ressortir les ressemblances et les différences »4. Pour Aristote dans la Poétique, la métaphore et la comparaison sont proches :
« La comparaison est aussi une métaphore : elle en diffère peu ; en effet, quand Homère dit d’Achille : ‘Il s’élança comme un lion’, c’est une comparaison ; mais quand on dit : ‘le lion s’élança’, c’est une métaphore ; comme les deux sont courageux, le poète a pu, par métaphore, appeler Achille un lion »
.
Pour Albert Henry, dans Métonymie et métaphore comparaison et métaphore divergent au contraire : « La comparaison et la métaphore diffèrent dans leur essence même ». Selon lui, la métaphore n’est pas une « comparaison condensée (…) parce que la métaphore exprime autre chose que la comparaison ».
Pour Jean Mazaleyrat et Georges Molinié, dans leur Vocabulaire de la stylistique la structure profonde de la comparaison, comme « micro-structure », est exactement la même que celle de la métaphore mais c’est l’emploi en contexte et dans le discours qui les différencie. Position comparable chez le Groupe µ, qui propose une typologie des configurations contextuelles, montrant que l’on peut passer d’un modèle à un autre, et chez Jean Cohen, à qui on doit un article majeur sur la relation entre comparaison et métaphore.
Bernard Dupriez dans son Gradus évoque deux acceptations différentes : la comparaison simple et la comparaison figurative, distinction que nous reprenons dans cet article.
Domaines transverses[modifier]
En littérature comparée, la comparaison est une méthode fondée sur l’établissement d’analogies (ou passerelles) entre des phénomènes linguistiques (par exemple des formes grammaticales) ou des phénomènes littéraires (topoï notamment), afin de mettre en lumière des ressemblances et des différences significatives s’expliquant par l’histoire littéraire5. On parle aussi de comparaison génétique lorsque l’on veut observer les phénomènes de différences entre des versions différentes d’un même texte au moyen de l’emprunt, en génétique des textes6.
Il existe également des logiciels de comparaison de versions de textes employés en génétique textuelle comme Edite Medite7

periphrase

Jeudi 30 décembre 2010

Pour les articles homonymes, voir temps périphrastique.
La périphrase (substantif féminin), du grec peri (« autour ») et phrazein (« parler ») periphrazein : « exprimer par circonlocution », est une figure de style qui consiste à remplacer un mot par sa définition ou par une expression plus longue, mais équivalente. Autrement dit elle consiste à dire par plusieurs mots ce que l’on pourrait exprimer par un seul1. L’antonomase et l’adynaton sont des périphrases.
Sommaire [masquer]
1 Exemples
1.1 Périphrases littéraires
1.2 Périphrases usuelles et populaires
2 Définition
2.1 Définition linguistique
2.2 Définition stylistique
2.3 Genres concernés
3 Historique de la notion
3.1 Figures proches
4 Notes et références
5 Voir aussi
5.1 Liens externes
5.2 Bibliographie
5.2.1 Bibliographie des figures de style
Exemples[modifier]

Périphrases littéraires[modifier]
Du vrai, comme du faux, la prompte messagère,
Qui s’accroît dans sa course et, d’une aile légère,
Plus prompte que le temps, vole au-delà des mers,
Passe d’un pôle à l’autre et remplit l’univers;
Ce monstre composé d’yeux, de bouches, d’oreilles,
Qui célèbre des rois la honte ou les merveilles,
Qui rassemble sous lui la curiosité,
L’espoir, l’effroi, le doute et la crédulité,
De sa brillante voix, trompette de la gloire,
Du héros de la France annonçait la victoire.
(Voltaire, La Henriade.)
« (…) celui-là qui conquit la toison » (Joachim Du Bellay, Heureux qui comme Ulysse…) désigne le personnage mythique de Jason
Périphrases usuelles et populaires[modifier]
La reine des ombres (mis pour la lune)
La cité des ducs (mis pour Nantes)
Le toit du monde (mis pour l’Himalaya)
Le toit de l’Europe (mis pour le Mont-Blanc)
Le billet vert (mis pour le dollar)
Le roi des animaux (mis pour le lion)
L’homme du 18 juin (mis pour Charles de Gaulle)
Le métier de Mars (mis pour la guerre) « Dans le métier de Mars se rendre sans égal » (Corneille)
L’astre du jour (mis pour le soleil)
La messagère du printemps (mis pour l’hirondelle)
Le vieux continent (mis pour l’Europe)
La cité phocéenne (mis pour Marseille)
Le petit écran (mis pour le poste de télévision)
Le pays du soleil levant (mis pour le Japon)
Le septième art (mis pour le cinéma)
La petite Venise (mis pour Bruges)
La langue de Molière (mis pour le français)
La langue de Shakespeare (mis pour l’anglais)
La langue de Goethe (mis pour l’allemand)
La langue de Dante (mis pour l’italien)
Le souverain pontife (mis pour le pape)
La ville rose (mis pour Toulouse)
La cité des doges (mis pour Venise)
La capitale des Gaules (mis pour Lyon)
La prise de sang (mis pour moustique)
Le bifteak vivant (mis pour vache)
La gracieuse de la savane (mis pour gazelle)
Le jardin de la France (mis pour la Touraine)
La cité corsaire (mis pour Saint-Malo)
La Dame de Fer (mis pour la Tour Eiffel)
La marque aux chevrons (mis pour Citroën)
Le paquebot des airs (mis pour l’A380)
Le gendarme de la bourse (mis pour l’Autorité des Marchés Financiers)
Le Quinze tricolore (mis pour l’équipe de France de rugby)
Le Quinze de la Rose (mis pour l’équipe d’Angleterre de rugby)
La Ville Lumière (mis pour Paris)
La Venise verte (mis pour le Marais poitevin)
Le prince des critiques (mis pour Jules Janin)
Le noble art (mis pour la boxe)
Le brin d’herbe sacré qui nous donne le pain (mis pour le blé) (Nuit d’août, Alfred de Musset)
Le supplément du soleil (mis pour la bougie)
La bête à Bon-Dieu (mis pour la coccinelle)
La cité des sacres (mis pour Reims)
Liste de périphrases désignant des pays
Liste de périphrases désignant des langues
Liste de périphrases désignant des villes
Définition[modifier]

Définition linguistique[modifier]
Étymologiquement, la périphrase vient d’une expression grecque signifiant « parler de façon détournée ». La périphrase remplace un mot A par une expression B :
L’expression B est composée de plusieurs mots qui soulignent l’une des caractéristiques de A (notamment en exprimant un jugement favorable ou défavorable)
A n’est pas explicité (il a disparu : il est remplacé par B)
Absence totale de tout mot-outil signalant l’opération
La difficulté a principalement pour origine la caractéristique de A exprimée par B : même si on sait ce qu’est A, on ne sait pas forcément qu’il a la caractéristique B. La métonymie, elle, est presque toujours facile à comprendre car, si on connaît A, on connaît très fréquemment sa caractéristique B. En conséquence, la périphrase nécessite une bonne connaissance du sujet ou/et du contexte pour être comprise ; elle est souvent employée de ce fait dans l’ironie. La périphrase est donc une amplification : l’expression périphrastique est généralement plus étendue et plus complexe que l’expression première ; sans le contexte communicationnel, le récepteur ne pourrait comprendre l’effet.
La périphrase est un mécanisme linguistique à l’œuvre dans la dénomination de nouveaux mots, dans les emprunts d’une langue à l’autre surtout. Par exemple le mot ascenseur a été traduit en allemand fahrstuhl qui désigne par périphrase la fonction de cet objet : « chaise qui va, qui se déplace ».
La figure s’apparente à la métonymie et à la métaphore dans leur fonctionnement : elle opère sur des relations de voisinage, les mots la composant appartiennent tous aux mêmes champs sémantique ou lexical que le terme substitué. Comme l’antonomase (mais à son inverse : les traits expriment le personnage), la périphrase désigne par exemple un personnage par son action ce que tous connaît de lui. De Gaulle est l’« homme du 18 juin » ou Balzac est l’« auteur de la Comédie humaine ». Un élément ou trait de l’objet est pris pour son tout ; la périphrase a donc ici un fonctionnement métonymique. Mais la figure peut tendre aussi vers la métaphore, comme dans l’expression poétique de Jean-Jacques Rousseau, dans La nouvelle Héloïse, à propos de l’eau : « cristal des fontaines ». Les fables également utilisent cette ressource d’image dévolue à la périphrase, le lion par exemple est « le roi des animaux ». L’emploi fréquent de périphrases peut confiner à la création éculée de clichés, lieux communs ou poncifs (voir les articles correspondants). Cependant malgré ces tendances à ressembler à d’autres figures, la périphrase est une figure autonome, de nature expansive.
Il existe plusieurs variantes à la périphrase :
Les épithètes homériques sont des formes de périphrases
Les périphrases verbales sont construites avec un semi-auxiliaire suivi d’un infinitif ; elles apportent des nuances supplémentaires : « Il n’arrête pas de chanter depuis qu’il sait qu’il va partir »
la pronomination surtout est la variante la plus connue de la périphrase. Étymologiquement elle désigne un « nom donné à la place d’un autre ». Elle consiste à remplacer un mot unique par une expression plus ample et s’apparente à une antonomase.
Définition stylistique[modifier]
Les effets visés par la périphrase sont multiples : attirer l’attention sur un détail significatif, atténuer une expression (elle a alors valeur d’euphémisme), donner plus de force à une idée, éviter l’emploi de mots réalistes (poétisation), produire des images (proche de la métaphore notamment), enrichir l’évocation, produire des jeux verbaux comme les devinettes2, soutenir l’ironie, fournir une description, et enfin éviter les répétitions qui alourdiraient l’ensemble.
Trois effets principaux peuvent être identifiés :
la périphrase désigne dans la langue des réalités ou des objets nouveaux, elle est alors constitutive de néologismes ou de mots-valise. Il ne s’agit pas à proprement parler d’un effet mais d’un emploi commun
elle peut permettre d’éviter des répétitions ou d’insister sur un trait d’un personnage parfois jusqu’au cliché (emploi proche de l’antonomase)
un effet d’amplification et permet un style noble comme dans la fable de La Fontaine (pour désigner le chêne) :
Celui de qui la tête au ciel était voisine
Et dont les pieds touchaient à l’Empire des Morts
(Le chêne et le roseau.)
De manière générale, l’effet de la périphrase est à rechercher dans ses connotations comme dans les expressions « les yeux sont le miroir de l’âme ».
Genres concernés[modifier]
La périphrase s’emploie dans tous les genres littéraires : en poésie, elle permet de développer des qualités d’un concept ou d’une idée (« Aurore aux doigts de rose » pour l’aurore) ; dans le récit, elle permet de diluer les descriptions notamment ou de permettre l’allusion à des personnages par leurs traits caractéristiques.
La périphrase devoir + infinitif est considérée « comme un véritable tic stylistique de Balzac » par José-Luis Diaz3. Exemple :
« Par un concours de circonstances imprévues, ce dieu devait faire trébucher dans l’escarcelle de l’ivrogne le prix de sa vente4. »
Historique de la notion[modifier]

On désigne sous le nom de kenning les périphrases utilisés dans les sagas scandinaves par les skaldes. La périphrase fut très utilisée en littérature, au point que les Romantiques, Victor Hugo en tête, en firent un synonyme de préciosité et la condamnèrent : « J’ai de la périphrase écrasé les spirales » (Les Contemplations).
C’est vers le xviie siècle que la langue proscrivit l’utilisation de mots dits vulgaires, et dans une entreprise de simplification du registre on permit l’expansion de la périphrase et donc on appauvrit paradoxalement la langue, emploi d’euphémisme sur lequel Hugo s’insurge plus haut.
Figures proches[modifier]
Figure « mère » : amplification
Figures « filles » : périphrase verbale, adynaton, antonomase
Paronymes : paraphrase
Synonymes : circonlocution (équivalent d’origine latine, circonlocutio), épithète homérique, allusion, euphémisme, métaphore
Antonymes : concision
Notes et références[modifier]

↑ http://www.lettres.org/files/periphrase.html [archive]
↑ http://www.mapageweb.umontreal.ca/lafleche/ma/d.html [archive]
↑ Futurs narratifs et métadiscursifs dans la prose balzacienne, Presse Paris-Sorbonne 2003. p. 79
↑ Illusions perdues, Bibliothèque de la pléiade, 1971, t. V, p. 137
Voir aussi[modifier]

Voir « périphrase » sur le Wiktionnaire.
Liens externes[modifier]
Office Québecois de la Langue Française, article périphrase
Dire sans nommer.Analyse stylistique de la périphrase chez Marguerite Yourcenar de A.M Prévot
Bibliographie[modifier]
Bibliographie des figures de style[modifier]
Quintilien (trad. Jean Cousin), De L’institution oratoire, t. I, Les Belles Lettres, coll. « Bude Serie Latine », Paris, 1989, 392 p. (ISBN 2-2510-1202-8).
Antoine Fouquelin, La Rhétorique Françoise, A. Wechel, Paris, 1557.
César Chesneau Dumarsais, Des tropes ou Des diferents sens dans lesquels on peut prendre un même mot dans une même langue, Impr. de Delalain, 1816, 362 p.
Nouvelle édition augmentée de la Construction oratoire, par l’abbé Batteux. Disponible en ligne
Pierre Fontanier, Les figures du discours, Flammarion, Paris, 1977 (ISBN 2-0808-1015-4) [lire en ligne].
Patrick Bacry, Les figures de style : et autres procédés stylistiques, Belin, coll. « Collection Sujets », Paris, 1992, 335 p. (ISBN 2-7011-1393-8).
Bernard Dupriez, Gradus,les procédés littéraires, 10/18, coll. « Domaine français », Paris, 2003, 540 p. (ISBN 2-2640-3709-1).
Catherine Fromilhague, Les figures de style, Armand Colin, coll. « 128 Lettres », Paris, 2007 (ISBN 978-2-2003-5236-3).
Georges Molinié et Michèle Aquien, Dictionnaire de rhétorique et de poétique, LGF – Livre de Poche, coll. « Encyclopédies d’aujourd’hui », Paris, 1996, 350 p. (ISBN 2-2531-3017-6).
Henri Morier, Dictionnaire de poétique et de rhétorique, Presses Universitaires de France, coll. « Grands Dictionnaires », Paris, 1998 (ISBN 2-1304-9310-6).
Michel Pougeoise, Dictionnaire de rhétorique, Armand Colin, Paris, 2001, 16 × 24 cm, 228 p. (ISBN 978-2-2002-5239-7).
Olivier Reboul, Introduction à la rhétorique, Presses Universitaires de France, coll. « Premier cycle », Paris, 1991, 15 cm × 22 cm, 256 p. (ISBN 2-1304-3917-9).
Van Gorp, Dirk Delabastita, Georges Legros, Rainier Grutman et al., Dictionnaire des termes littéraires, Honoré Champion, Hendrik, 2005, 533 p. (ISBN 978-2-7453-1325-6).

[Dérouler]
v · d · m
Figures de style
Liste des figures de style • Stylistique • Style • Rhétorique • Trope

mon facebook

Lundi 27 décembre 2010

aymane missouri

1234